@Jean-Luc ROBERT
C’est un sujet délicat, car au de là de la constatation que vous formulez. A mon sens avant d’en arriver au « prof », partie visible de l’iceberg, il faut partir de la base de ce dernier, là ou selon moi les problèmes naissent, celui qui baignent en permanence dans un monde hautement « politique »
L’éduction Nationale, un ministère bien trop réformé selon moi, rare ceux qui ont présidé à sa destiné faisait ou ont fait parti du « corps ». Ministère gigantesque de presque 1,2 M de personnes composé d’environ 75% « d’enseignants ».
Tout d’abord, cela me paraît être un ministère de « récompense », attribué à des proches après les élections, un « ministre » n’y faisant pas plus de 2 ans en moyenne, malgré que quelques uns ont dépassés cette durée, comme notre premier ministre actuel. Le record étant porté à 5 ans.
Ce Ministère subit beaucoup trop de réforme de « l’enseignement », dont les visées sont purement idéologiques, tenant à la couleur politique du moment, sans que soit véritablement estimé à long terme les impacts de ces dernières. Le temps long et la politique n’ayant jamais fait bon ménage.
Qu’une partie de « l’enseignement » se doit d’évoluer pour mieux « correspondre » à l’évolution sociétale, me parait sensé, toutefois les valeurs de bases elles, devant rester stables ce qui n’a pas été le cas.
Il faut ajouter à cela des « missions nouvelles » que l’école du savoir, à du mettre en oeuvre, en substituant en quelque sorte à une partie de l’éducation parentale. Est venu se greffer sur l’ensemble, des idéologies concernant l’enfant ainsi qu’une sorte de combat sur l’inégalité, grandes théories. Me faisant dire amèrement que l’exploit aujourd’hui n’est pas d’avoir son BAC, mais de ne pas l’obtenir.
Bref, l’accumulation progressive de tous ces « changements » effectivement n’encourage pas ou suscite moins de vocation. Car entre « ordre et discipline » disons le, avouons le, assez bafoués en toute impunité et tolérance, (d’où les 45% d’enseignant prenant une congé maladie. Curieux le ministère évoque des congés au lieu d’arrêt !!!! ) Bref, la question salariale de l’enseignant me paraît secondaire, ce dernier ayant déjà fort à faire avec les « réformes » incessantes.
Sans compter le « technocratisme » ambiant, avide de rapports, de synthèses, de graphes en tout genre, qui ont but de justifier le « bien fondé » de leur actes, fournissant une « charge » supplémentaire.
Reste aussi, le souci de l’enseignement dans les zones dites « difficiles », c’est étrange, car selon nos « politiques » elles n’existeraient pas, ou pas vraiment, cela serait un aveu d’échec cuisant sur l’intégration et le multiculturalisme clamé électoralement. Il est clair que dans ces zones un bambin à bien du mal à comprendre la différence entre ce qui se passe dans les murs de l’école et en dehors de ces derniers.
Normalement, l’éducation, l’apprentissage du savoir, du civisme aussi fondent la société de demain. Mais cela ne me semble pas être une des préoccupations premières des « forces politiques », enfin pas vraiment.
Alors le « prof » dans tout ça ? Comme à chaque fois qu’un problème survient, le « politique » ne le résous pas, il distribue de l’argent, (sans compter la paix sociale....) convaincu que cela l’étouffera, pour un temps, du moins pour la durée de son mandat. Après en cas de changement de « couleur », il n’hésitera pas à hurler avec les loups, à fustiger....etc... Oubliant beaucoup de choses...