@Giuseppe di Bella di Santa Sofia
« Haine révolutionnaire » ?
Je ne partage pas votre ressenti, la haine exprime un ressentiment profond, une aversion cultivée, macérée, latente, un esprit de vengeance. Haïr c’est abhorrer, détester, exécrer, cela ne jaillit pas comme une colère.
La vindicte est l’expression d’une punition, d’un châtiment mérité. Discutable à postériori...
La vindicte publique (guillotine) n’est pas non plus l’expression d’une vindicte populaire (un lynchage, une lapidation, exécution sommaire,...). Elle est l’expression d’une décision judiciaire, juste ou injuste là n’est pas la question.
Cette révolution de 1789 n’avait pas grand chose de populaire, elle a été fomentée complotée, dans les milieux cultivés, bourgeois, aristocrates, certains de noblesse. En loges franc-maçonnes en partie (la FM émerge en 1721). La révolution industrielle pointait son nez, de nouvelles théories économiques émergeaient (Adam Smith Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations ) appelant un ordre social nouveau à créer, liberté du commerce et de l’industrie, abrogation des corporations (Loi Le Chapelier 1791), le rationalisme prospérait vers un scientisme... reléguant l’autorité de droit divin...
Le peuple était trop inculte pour remettre en question un ordre établi séculaire. Lui attribuer d’avoir incarné la cause révolutionnaire est un conte pour enfants.
Aujourd’hui on appelle ça une révolution colorée, orange comme en Ukraine en 2014 par exemple.
Il me semblait que Marie-Antoinette avait été condamnée pour haute trahison (?)