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Commentaire de njama

sur 23 octobre 1983 : 299 vies brisées à Beyrouth, un sacrifice inoublié


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njama njama 24 octobre 2025 15:33

Le jeu trouble des armées US et française au Liban... pas que des oies blanches !

EXCERPTS FROM INTERVIEW WITH SYRIA’S PRESIDENT
Dec. 24, 1983

Following are excerpts from an interview with President Hafez al- Assad of Syria by Michel Colomes, the foreign editor of Le Point, a weekly newsmagazine in France, and Mireille Duteil, a reporter for the magazine. The interview, which was made available to The New York Times, is to appear in the French magazine this weekend.
Trad : (...) Le Liban et la Syrie forment un seul peuple, une seule nation. Nous sommes peut-être divisés en deux États indépendants, mais cela ne signifie pas que nous soyons deux nations distinctes. Et la France est l’un des pays les plus conscients de ce fait. Lorsque la France a exercé son mandat sur la Syrie et son protectorat sur le Liban, elle a lié les deux économies, notamment en leur donnant une monnaie commune. J’irais même jusqu’à dire que le sentiment de parenté entre la Syrie et le Liban est plus profond qu’entre États aux États-Unis.

Marines au Liban.
Leurs troupes sont devenues des forces combattantes au Liban. Elles ne sont même pas opposées à l’État syrien, mais à des factions, des groupes et des milices libanaises. Imaginez ! Une superpuissance combattant des milices locales. Et nous savons pertinemment que les Américains cherchent à attirer la France dans le réseau de la force multinationale dominée par les Américains. Nous avons tout fait pour éviter d’affronter les forces françaises au Liban. Mais nous avons néanmoins rencontré des difficultés avec elles. Pourtant, pour vous prouver la loyauté de nos intentions, nous avons reçu M. Gutman, secrétaire général du ministère des Relations extérieures, à Damas, juste après que la France eut bombardé certaines de nos positions au Liban.

De plus, nos journaux n’ont jamais mentionné que les avions qui ont bombardé nos positions étaient des avions français. Nous avons simplement parlé d’avions appartenant à la force multinationale. Nous avons cependant averti la France par voie diplomatique que ce type d’action ne devait pas se reproduire. En fait, nous pensions que le comportement français pouvait être le fruit de préoccupations intérieures. Combattre avec les États-Unis. Nous nous combattons, mais cela ne nous empêche pas de nous rencontrer. Rumsfeld, l’envoyé américain, était à Damas il y a quelques jours. J’avais dit à l’un de ses prédécesseurs : « Je peux vous garantir que nous ne viendrons pas vous combattre dans votre propre pays. Mais si vous venez dans notre pays, nous vous combattrons, je vous en assure. Je reconnais que vous êtes une grande puissance et que vous disposez de moyens énormes. Mais notre volonté de résistance est tout aussi énorme. » Je ne souhaite pas poursuivre cette confrontation avec les États-Unis, mais je n’ai pas le choix. Lorsque les Américains nous bombardent, nous sommes obligés de nous défendre...

https://www.nytimes.com/1983/12/24/world/excerpts-from-interview-with-syria-s-president.html


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