Pour paraphraser l’auteur versus christianisme > En réalité, tout retour strict au commencement de la religion chrétienne nécessite un examen critique rigoureux et éclairé.<
Je ne suis pas contre revenir à la Didaché, parce qu’on ne compte plus les falsifications théologiques depuis cette époque... de Jésus Fils de l’Homme,(l’expression apparaît plus de 70 fois dans les Évangiles) on est passé à Fils de Dieu... ce qui était loin de faire l’unanimité dans les deux et trois premiers siècles, cf. les hérésies qui témoignent d’autant de perceptions différentes d’un même événement pourtant proche.
L’évolution du religieux, des religions, par un tropisme vers les pouvoirs séculiers, réciproque, (l’individu ne pouvant jamais se dissocier du communautaire cf. Jung)... s’est construite sur l’adage « Cujus regio, ejus religio » (« tel prince, telle religion »)
qui a bien plus contribué à façonner la religion de nations qu’un quelconque prosélytisme. C’est à dire que dans toutes religions le pouvoir séculier a largement contribué à façonner les religions.
On ne peut faire l’examen critique d’une religion sans considérations anthropologiques, sans examiner la sienne en miroir... la paille et la poutre...
Certes il y a des dissonances, des ruptures d’harmonie, entre l’évolution d’une religion et une autre, ce sont des constructions de l’histoire tant religieuses que politiques, malgré que l’une et l’autre aient eu pour origine une manifestation épiphanique, ou divinement inspirée. D’une même et Unique source (Dieu), les chemins humains ont ensuite divergé dans la forme, pas sur le fond sauf à supposer que l’Alliance serait à géométrie variable.