@Marc Alain Dubois.
Bonjour,
La révolution scolaire ! Quel titre.
Pour ma modeste part j’ai une approche un peu différente de la votre, avant de regarder les coûts de fonctionnement, l’efficience du système, même s’il le faut, il y a d’autres choses à voir avec impartialité et ce n’est pas évident.
Je suis assez d’accord avec vous sur le fait que l’élève se doit d’avoir les bases minimales à la fin d’un premier cycle de scolarité, force est de constater les défauts multiples d’acquisitions de nos jours.
Dans un passé, pourtant pas si lointain, ou les élèves en étaient véritablement dotés, les fameux « boomers » d’aujourd’hui, ainsi le calcul élémentaire, le « Français » dans son ensemble, les « sciences », l’histoire et la géographie de son Pays, leur ont tout de même permis, alors que le numérique n’existait pas encore, de contribuer activement au développement du Pays, nous profitons encore aujourd’hui des grandes réussites.
Avant d’évoquer quoique ce soit à propos de l’éduction nationale et de son fonctionnement, il faut regarder ce que cette institution à subie depuis 50 ans.
Un enseignement basique efficient y était dispensé, puis nous avons vécu une sorte d’acharnement politique très idéologique de changer la méthode existante qui pourtant avait ses preuves, notons que les « réformateurs » en étaient tous issus.
Pourquoi changer un processus de formation efficace ?
Changer un process fondamental est toujours envisageable, c’est même nécessaire quant ce dernier ne produit plus l’attendu, soit ont en met un autre plus adapté, soit on apporte des changements à l’initial et l’on surveille constamment que ces derniers produisent les effets attendus.
Or le process initial avait fait ses preuves, le changement pour le changement, sous le couvert d’adaptation au « modernisme » de pensée et de « technologiques nouvelles », l’on quasiment détruit. Et à quoi avons nous assisté ? A une sorte d’entêtement réformateur quasi permanent en vue de l’obtention des mêmes résultats que le passé.
Combien de « ministre de l’éducation nationale » ont été frappés de la lueur divine de ce qu’il fallait faire pour produire des têtes blondes bien faites.
Bref, à quoi sommes nous arrivé ?
A bâtir une maison sur des fondations branlantes ou incertaines. Nous sommes très loin, très très loin des concepts initiaux de l’école de la République.
Admettons que par miracle, que par une ultime réforme, les bases fondamentales sont désormais acquises et vérifiées comme il se doit.
A l’issue de cette dernière arrive le moment du choix de « métiers » quel qu’il soit, de son avenir dans la société.
Première question et non des moindres, de quoi à besoin le Pays ?
C’est tout de même un grand mystère n’est ce pas ? Les « besoins » changent tous les cinq ans, je dirais que le « jeune » et ses parents, n’ont en face d’eux aucune vision, grand programme, développement, etc, de ce que doit être le destin de la France, de leur Pays donc, à part une intégration dans l’Europe.
Donc à la finale se pose la question vers quel domaine dois-je m’orienter ou orienter celui de ma progéniture ?
Face à cela, un choix énorme de « formations diplômantes diverses et variées » sont proposées, dont on ne sais pas si ces dernières sont un besoin et/ou déboucheront sur un emploi réel.
Politiquement, en tout cas cela retarde l’arrivée de jeunes sur le marché du travail, il est inéluctable que ces derniers sortirons du cycle « scolaire » tout comme il est constatable, que le « marché du travail » se rétrécit,
Fabriquons nous des « ignares sans diplômes », « des chômeurs diplômés », des « bras inutiles » ? Fabriquons nous des « diplômés » aux carrières hachées, qui arrivés à « l’âge légal » seront horrifiés de leur reconstitution de carrière, constatant amèrement les « manques » et les conséquences associées. Pleurant devant leur maigre « capitalisation » ensuite.
Un Pays perdant sa souveraineté, sans projet d’avenir propre, sans destiné réelle, sans développement interne et constant ne peut que conduire ses enfants, son peuple que vers un destin incertain.
Pour ma part, je considère que l’Europe n’est en aucun cas, l’avenir de la France, nous ne devons pas être au travers d’autres, cela s’appelle de la dépendance. Mais cela convient apparemment à la « classe politique » dans son ensemble. Ce qui est profitable à un petit nombre, ne l’est pas à l’ensemble.
Interrogez n’importe quel « politique » demandez lui ou doit être la France, son Pays dans cinquante ans, qu’envisage t’il de faire pour elle ? Balayez toute considération Européenne de ses propos.
La réponse ? Ils n’en savent rien en réalité. C’est quant même grave sinon inquiétant non ?
Alors, l’éducation nationale, est très loin d’être un sujet fondamental, même s’il est très important. Réformer une nouvelle fois, refonder à nouveau et dans quel but ?