Citations page 4 du résumé :
Lors de l’épidémie en 1905 en Allemagne de choléra asiatique, cette épidémie fut jugulée comme suit par le docteur Stumpf, médecin et professeur en faculté de médecine : 70 à 100 g d’argile en poudre pour les adultes, 30 g pour les enfant , 10 à 15 g pour les nourrisson dans un estomac vide – ce qui est le cas avec des vomissements et une diarrhée sévère. La nausée cesse de suite, et au plus le malade vomit encore une fois après la première ingestion d’argile, puis c’est le soulagement avec éructation de flatulences sans vomissement ; s’il y a fièvre, elle tombe vite, avec apparition de sueurs ; le sommeil arrive souvent et il faut souvent « réveiller le patient à plusieurs reprises, jusqu’à ce que la totalité de la dose soit prise ». « Les 100 grammes de poudre administrés étaient mélangés à 250 ml d’eau, de préférence bien froide (le patient préférait cela) et le tout devait être avalé en 20 à 30 minutes au maximum, les enfants prenant le médicament par sonde gastrique si nécessaire, les nourrissons par biberon (dose enfants 60 grammes dans 125 ml d’eau, dose nourrisson 50 à 70 grammes dans 100 ml d’eau). La prise pouvait être renouvelée au bout de trois heures. Une règle était essentielle après l’ingestion : l’abstention de nourriture et d’alcool pendant 18 à 24 heures. » ( p 67) Le traitement inondait les germes d’un matériel inorganique ce qui
empêchait la production de la toxine ; et il diminuait l’eau disponible pour les bactéries, entravant leur croissance.
En 1994, lors d’une mission dans un Rwanda en guerre, l’auteur fit de son mieux, le chef de l’équipe médicale refusant d’adjoindre les silicates d’alumine au traitement habituel. Grâce à l’argile dont elle disposait et qu’elle ajoutait à l’eau locale contaminée par le choléra ; Jade Allègre put boire sans danger. (p 68)
A Madagascar, une épidémie de choléra se développa en 1999. L’association de l’argile à la réhydratation à raison de 90 grammes par jour dans un litre d’eau améliora la situation : diminution de la durée des vomissements et de la diarrhée avec baisse de la létalité. Et en janvier 2000 le Ministre de la Santé décida de généraliser ce traitement dans les principaux centres de soin du pays. (p 68 et 69)