@Decouz
Bonjour,
« Je viens de lire un livre sur l’élevage du cochon, particulièrement en Bretagne, ça ne donne pas envie d’en manger »
C’est sûr ! Mais à qui la faute ?
Toujours sidéré par l’offre pléthorique sur les tranches de jambon dans des supermarchés de faibles tailles, il y a peu je me suis rendu dans un Hypermarché, le genre d’établissement ou 1/4 d’heure de marche à pied est nécessaire depuis son véhicule à la porte d’entrée. Reste après à parcourir les galeries et entrer dans le temple de la « bouffe ».
Et aux rayons gigantesques des « tranches de jambon », des fromages, du beurre, des « yaourts » ou autres, J’ai halluciné sur les offres. J’ai toujours les mêmes questions en tête « Est-ce nécessaire ? Vendent ils tout ? Qu’en font-ils après ? ».
Si l’on veux, en bon consommateur, privilégier le « Made in France, nos producteurs en fait », le « nutriscore », etc.. étudier, décoder les écritures de plus en plus petites, concernant les compositions, il ne faudrait pas moins d’une bonne heure, pour choisir un paquet de 4 tranches....
Nota : J’adore le coup du « sans-sel » au rayon salaisons....
Bref, je vais citer rapidement une actualité du moment, une enseigne connue de produits 100 % Armoricain interrogée sur le fait de la présence de produits d’amérique du sud dans ses boîtes répond sans coup férir.
(Extrait) « Il s’agit de la meilleure source d’approvisionnement connue à ce jour pour répondre à nos exigences qualitatives et techniques »
« Pour certains produits, quand il y a une demande et qu’il y a une offre qui n’existe pas, oui, on s’autorise à aller l’importer »
« Nous répondons au marché français qui est très friand de langue de bœuf. Et de ce fait, on est des sur consommateurs de cette viande et il n’y a pas en France la quantité nécessaire. Un certain nombre de critères dont la disponibilité permettent que la viande de bœuf cuisinée en sauce porte la marque »Produit en Bretagne« . Parce que c’est un tout et c’est d’abord le savoir-faire d’une entreprise qui est implantée en Bretagne qui prévaut. »
A la décharge de l’entreprise, soucieuse du bien-être de ses consommateurs, le gentil législateur à tout prévu, ce qui fait qu’il ne faut pas forcément produire en Bretagne pour pouvoir avoir le label « Produit Breton » et bien sûr l’organisme décernant, jugeant, labellisant ajoute :
« Quand la matière première est disponible en Bretagne, elle doit être sourcée en Bretagne. Si ça ne l’est pas, nous demandons à nos industriels transformateurs d’apporter les éléments argumentés pour pouvoir justifier que le produit n’existe pas en quantité suffisante sur le territoire. »
Je vous laisse juge, étant presque sûr à 100% que la même chose existe ailleurs que chez nos amis Breton.
Cette « intensivité » des élevages n’est du seul fait de la surconsommation Française à t-il été répondu. Ce n’est plus de l’hypocrisie« mais de l’indécence.
Le business de la »bouffe« est sans foi ni loi, mais en toute légalité. Vous avez d’un coté des organismes de consommations qui prônent du vrai et de l’autre des législations qui autorisenr du vrai-faux ou l’inverse.
Et l’Agriculteur, l’exploitant dans tout ça ? »Ils« s’en moquent totalement, du moment que le tracteur reste dans les champs. Mais quant il monte »à la Capitale« là, langue de bois, trésors d’hypocrisies, sont utilisés sans limites, sachant fort bien que rien ne sera fait, jusqu’à la fois d’après avec toujours les mêmes réponses.
Je n’évoque même pas le cas du consommateur, dont les trois premières lettres sont en fait l’essentiel, pour l’industrie de la »bouffe« accompagnée de sa soeur de lait l’industrie de la »politique".