@Laurent Herblay
Bonjour,
Soyons honnête, cessons de faire nos vierge éffarouchées.
Le « Mercosur » existe dejà et depuis un bon moment, car en pratique des produits extra-Européens ornent nos assiettes. Il suffit de lire certaines étiquettes et les actualités du moment riches en découverte pour certains, comme les poulets Brésilien importés par une coopérative Bretonne, ou dans les pâtés d’une célèbre marque.
A part ces faits (et ceux que nous ne connaissons pas), ce qui se passe n’est ni plus ni moins que la régularisation sur le papier d’une « affaire » qui tourne depuis des années, un test géant et personne n’a rien vu...
Amplement rendue possible, par des vagues successives de réglementations, Européenne ou non (il faudrait chercher) ces dernières ne nous y trompons pas, sont destinées à « berner » le consommateur en quelque sorte, lui faire croire que labels, médailles, appellations, etc, utilisés légalement par le système « nourricier » le feront manger mieux, plus sainement même.
Je note les préoccupations pour notre santé par « l’état » découvrant qu’une ARS a interdit la consommation de poulet d’élevage particulier, en effet la nourriture de ces derniers pouvant être polluées par l’eau de pluie.
Seul les « poulets » issus du commerce, sont « sains » car ils ont été élevés dans des règles sanitaires plus sérieuse que notre jardin et ont bénéficiés de contrôles à la fin....
Bref, revenons à nos produits, et l’étiquettage.... Le consommateur est un individu quasi-ignare, il ne sert à rien d’indiquer la provenance géographique du contenu, puisqu’au delà de son quartier c’est l’aventure.
Donc à été décidé pour son bien, que les « étiquettes » se devaient d’être plus simple à lire, en y portant moins d’informations au profit d’inscriptions dignes d’un jeu pour bébé.
En même temps, l’étiquette devenant moins grosse, ont abat moins d’arbres.
Vous salivez devant cette belle boîte de pâté, à la promesse de saveur vous rappelant celle de votre enfance, de votre mémé cuisinière, un petit drapeau Français, un ruban tricolore, deux trois médailles parfois, des sigles. Bref du bonheur en boîte.. Bon elle est chère d’accord, mais c’est du bon..
Ah, le bonheur du progrès ! Mémé se retourne dans sa tombe, comme elle aurait aimé produire des pâtés qui peuvent durer dix ans avant d’être consommés.
La belle boîte tourne doucement dans vos mains, doté d’une vue de lynx, armé d’une âme de Champollion, vous décryptez la minuscule écriture noire sur un bleu indigo. 4 lignes vous fournissent la composition, trois mots suffisent le restant n’étant qu’additifs, mais les trois mots sont suivis d’une petite étoile, qui ne brille pas..
Là, le grand moment d’hypocrisie phénoménale commence, nantis de votre diplôme de paléontologie en salaison, transmis génétiquement, vous lisez dans le meilleur des cas « Origine France »..
Vous poussez alors un ouf de soulagement en ayant une pensée émue pour nos agriculteurs...
Erreur, Qu’est ce veut dire vraiment « d’Origine France », qu’est ce que nos 576 « législateurs » ont voulu dire par là. Il faut bien qu’ils s’occupent pendant leur 251 jours travaillés pour notre bien...
Alors le Porc est il né, élevé, abattu, mis en boîte en France, ou est il parti en escapade vers la Pologne pour y être « engraissé », puis en Italie pour respirer de l’air pur suite à une vaccination, enfin la bête après un bref séjour en Belgique revient vers son étable, pour y être dûment estampillé, labellisé, etc..
Le décès constaté, la carcasse entame de nouveau un long chemin de croix, pour y être désossée parfois chez nous, ou ailleurs, revenant en contenair vers un « industriel » un empaqueteur en fait, une sorte de centre funéraire, ou la bière est en verre (dans le meilleur des cas), notant au passage que si le nombre de boîtes est supérieur à la quantité de viande requise, des ajouts sont légalement tolérés, même si ces derniers viennent d’on ne sait où. (Souvenez vous de l’épisode du foie gras avant les fêtes...)
Mais rassurons nous, d’ailleurs nos « politiques » l’affirment hauts et forts, grâce à notre célèbre dotation normative, cele nous permet, sans coup férir de connaître la « traçabilité » complète du produit.
Le modeste animal a parcouru la moitié de la planète, avant d’atterrir sur votre tranche de pain, mais tout est enregistré, détenu quelque part, il est impossible d’inscrire toutes ces informations sur une étiquette, car elle est trop petite.
Alors le consommateur doit faire « confiance » à ses « élites » et les organismes de contrôles qui lui coûtent si cher. Ne veulent ils pas que notre bien ?
En passant, rappelez vous le cheval polonais dans des Raviolis produits en France, nous savons tous que le « Raviolis » est une denrée Française depuis des lustres...
Le meilleur des mondes non ?
Alors le « Mercosur » n’est une gigantesque farce, à coté de ce qui est déjà et en toute légalité en plus...