@Mustik
Bonjour,
« Le plus tôt, les souverainistes prendront conscience de la réalité... »
J’ai toujours beaucoup de difficulté avec ce terme, « souverainiste », dont la toile regorge de définitions, plus ou moins alambiquées, transformées.
Aujourd’hui penser à son Pays, sa Nation, à ses compatriotes, sans être outrancièrement égoïste avec le restant du monde est un mal !
Etre « souverainiste » c’est être une sorte de vieux con et facho cela va de soit. Entre un multiculturalisme prôné idéologiquement dont l’histoire de l’humanité nous prouve que cela ne fonctionne pas et la notion de « souverainisme Européen » qui voudrait que la Nation s’efface au profit d’un ensemble bienheureux improbable il y a de quoi être perplexe ou inquiet.
Bref le terme, comme bien d’autre est galvaudé.
En matière alimentaire, il y a deux paramètres fondamentaux, ce que le consommateur veut, souhaite, désire ardemment (ce qu’il lui à été instillé insidieusement au fil du temps) et ce que le Pays peut produire au vu de sa situation géographique et climatique.
A l’évidence l’auto-suffisance alimentaire de la France n’est qu’un doux rêve, une utopie même depuis la naissance de l’agriculture « intensive » au début du remembrement.
La production céréalière ou agricole à changée de concept, hier nourricière, aujourd’hui commerciale et/ou financière, produisant en fonction des besoins du Pays mais aussi d’autres, le tout étant devenu un business par les marchés financiers, faisant produire ce qui rapporte en fait.
Ors l’alimentaire n’est pas une gamme d’usinage, elle est soumise à bien des aléas de productivité et de qualité aussi.
Evoquer la souveraineté alimentaire Française, n’est qu’un slogan que certains utilisent se voyant disparaitre lentement mais sûrement, alors qu’une machine infernale est en marche depuis soixante ans et leur pair ont très largement contribués à la laisser s’instaurer.
A mon sens, pour que la « souveraineté alimentaire » de la France soit, il faudrait d’abord une immense prise de conscience des consommateurs sur leur mode d’alimentation, doublée d’une préférence nationale chevillée au cops sur les produits consommés.
Or nous constatons que tout est fait pour que cela ne soit pas et je me jette honnêtement la première pierre, cédant aux saveurs étrangères, mais me refusant dans la majorité des cas, à consommer ce qui ne correspond pas à la saison, du moins en France évidemment.
Ensuite il faudrait une sorte de dissociation de la finance et de l’alimentaire, avec en parallèle une réduction de l’engraissement des intermédiaires.
Et il faudrait aussi, que les champs ou élevages se rapprochent des villes, métroples etc.. pour assurer une disponibilté conforme à la qualité attendue des produits.
Enfin, et non des moindres, il faudrait aussi que le « système » sache véritablement ce qu’il est nécessaire de conserver en biens propres pour notre Pays. Et ce dernier aussi bien de gauche que de droite, ne voit plus comme ça, mais nous voit au travers d’un ensemble, un tout s’appelant l’Europe. Inconscient qu’au moindre grain sable tout explosera surtout quant il s’agit de la nourriture. Un peuple qui ne mange pas à sa faim, est terriblement dangereux.
Donc la « souveraineté alimentaire » de la France, n’est qu’un chant des sirènes, comme bien d’autres d’ailleurs, ont avance, vers ou ont ne sais pas tellement, ont verra bien, ont agira en conséquence le moment venu.