@Jean-Paul Foscarvel
Bonjour
« Autrefois le tatouage était douloureux, et réservé à ceux ou celles qui en faisaient une expression de réelle rébellion »
Je ne suis pas entièrement d’accord, du moins en ce qui concerne notre Pays, le tatouage avait un certain sens, les « tatoués » n’étant pas forcément en rébellion (pêcheurs, militaires, etc..) et surtout les échoppes « tatoueuses » n’abondaient pas comme aujourd’hui.
Aujourd’hui le tatouage est me semble t-il, plus un moyen impérieux de se distinguer de la masse, certains le font au travers des réseaux sociaux, d’autres sur leur peau, effet largement augmenté par le mercantilisme et la mode, rappelons nous l’explosion des « tatouages tribaux », qui là ou ils sont pratiqués ont un sens certain alors que chez nous...la « tribalité »....
Bref, chose encouragée par le fait qu’aujourd’hui il semble bien plus important de vivre au travers du regard de l’autre que du sien. Une sorte de vie par procuration, un égarement de la réalité.... Le tatouage est pratiqué par amusement majoritairement et par une sorte de signe d’appartenance à une communauté étant entendu que majoritairement les fondements des tatouages d’antan sont bien oubliés.
Les conséquences d’un « gravage » définitif ne sont pas pris en compte ni par le tatoué ou le tatoueurs, si le tatouage est le reflet d’une « expression » du moment quelle qu’elle soit , il existe le « hénné » pratiqué depuis des lustres pour des raisons assez codifiées tout de même. Très loin de la « rebéllion » sociétale que vous évoquez.