@Napakatbra
Bonjour,
J’ai lu avec attention votre sujet, dont une partie du titre je cite
« les enseignants financent l’Éducation de leur poche » me parait tenir de l’exagération, pour être accrocheur, c’est une pratique courante je vous l’accorde.
A mon humble avis et cela n’engage que moi, bien sûr, ce que vous écrivez, ne mettant pas en doute vos propos reflète un problème global au niveau des institutions de l’état, dont le mode de fonctionnement est dispendieux au regard de l’attendu.
L’éducation nationale et en bout de chaine le « prof », contraint de sortir sa carte bleue pour exercer son métier. Plaçons nous maintenant dans le contexte d’une entreprise privée, cela reviendrait à dire qu’un ouvrier achète une partie de ses outils de travail pour sa production.
Je ne dis pas que ce phénomène n’existe pas dans certaine petite, toute petite entreprise artisanale, qui par cette attitude et ce mode de fonctionnement ne les font pas durer longtemps. J’évoque les vrais structures, les grandes structures, pour être en adéquation avec ce que représente l’éducation nationale.
L’ouvrier, le prof dans votre cas, n’est ni plus ni moins qu’un outil de production dont ont attend le rendement prévu, car de ce dernier découle un peu la survie de l’entreprise. Dans sa tache il est aidé par une structure efficiente, pour maximiser l’efficacité de l’ensemble, qui doit rapporter de l’argent, servant aux investissement, aux actionnaires et aux salariés en dernier lieu.
Nous mesurons là, l’immense différence qui peut exister entre le public et le privé en matière de fonctionnement, qui tient en un mot lourd de sens « Efficience ». Ce dernier à chaque fois qu’il est évoqué, génère des tollés aboutissant que cela ne peut exister dans un service public ! Ce à quoi je répond Faux !
Dans le « Privé » un ouvrier qui fait bien son travail, consciencieusement, voir un peu plus que cela soit sur un « challenge » ou continuellement se voit récompenser sous diverses formes. Dans le public et quelque soit majoritairement l’institution cela ne se peut, sous un prétexte de « non concurrence » avec la non rétribution au mérite.
Bref, je le redis, nous mesurons, l’immense différence qui peut exister entre le public et le privé en matière de fonctionnement. Je pense qu’une analyse pertinente du fonctionnement d’une institution, la votre en l’occurrence réalisée par un organisme digne de ce nom, comme il en existe pour le « Privé », ferait ressortir les disfonctionnements de l’efficience, faisant abstraction des tendances politiques et des traditions et « acquis sociaux » qui à mon avis n’ont plus lieu d’être.
Je suis convaincu, que le prof n’aurait plus à sortir son escarcelle pour mener à bien sa tache. J’irais même un peu plus loin, l’entité verrait son prix de revient baisser tout comme ses effectifs superflus ou inapropriés, tout en augmentant financièrement son personnel de terrain. Evidemment les règles de fonctionnement devraient changer elles aussi.
Maintenant je vous pose la question, les sollicitations de l’escarcelle professorale sont elles uniquement dû à l’exercice, au respect du programme, ou à une initiative personnelle, permettant une amélioration significative et vérifiable.
En ces temps de disette qui s’annoncent, il serait grand temps, que soit analysé en détail les coûts de fonctionnement de nos institutions.
La cours des compte est là pour ça me répondrez vous ! Oui et non, elle constate comptablement les dérives (un peu tard, le mal est fait) , en plus ses constats ne sont pas obligatoirement suivis d’effets correcteurs. L’on découvre toujours au lieu de gérer.
Gérer c’est prévoir et suivre, c’est l’énorme différence entre un gestionnaire et un comptable, le premier dira nous allons dans le mur, le second, nous en sommes tout proche ou nous sommes dedans.. Le premier vit, le second meurt. Et force est de constater que nos « politiques » et les institutions ne sont ni l’un ni l’autre.