@Fanny
Vous me prêtez une thèse exclusivement « grandculturelle » qui ne correspond pas à ce que j’ai écrit.
Vous dénoncez mes « spécialistes », mais vous qualifiez vous-même Anna Colin Lebedev de « sourde » et Svetlana Alexievitch de « brave dame » .www.agoravox.fr/commentaire6900687. La disqualification ad hominem ne saurait tenir lieu d’argument.
Voici les auteurs que je mobilise, tous chercheurs, historiens, politistes ou écrivains reconnus :
- Françoise Thom, Comprendre le poutinisme, Paris, Fayard, 2019.
- Anna Colin Lebedev, Le filtre russe, Le Grand Continent, 29 août 2022
- Olivier Schmitt, Pourquoi Poutine est notre allié ?, 2017
- Murielle Lucie Clément, L’Image des Russes et de la Russie dans le roman français de 1900 à nos jours, 2010
- Richard Pipes, Russia Under the Bolshevik Regime, New York, Vintage Books, 1994
- Oleg Kharkhordin, The Collective and the Individual in Russia : A Study of Practices, Berkeley, University of California Press, 1999.
- Svetlana Alexievitch,Nous sommes confrontés au fascisme russe, Voxeurop, 2023
- Président de la fédération de Russie Décret portant approbation des principes fondamentaux de la politique culturelle de l’État, 25/01/2023
- Timothy Snyder, The Road to Unfreedom : Russia, Europe, America, New York, Tim Duggan Books, 2018
- Serhii Plokhy, The Gates of Europe : A History of Ukraine, New York, Basic Books, 2015
Aucun n’est journaliste. Tous fournissent des éléments documentés, vérifiables, pour analyser la Russie, sa culture et sa politique. Le seul responsable politique cité est Vladimir Poutine lui-même.
Invoquer des « consignes narratives » ou des médias alternatifs sans preuves ne vaut pas argument. Émettre des jugements vagues sur le « mainstream » et prétendre que cela invalide l’ensemble de la recherche académique relève davantage de l’opinion que de l’analyse.
Le débat est possible. Mais un débat sérieux exige des faits et des références, pas des assertions non sourcées. À ce niveau, vos critiques se réduisent à un bruit de fond qui n’a aucune prise sur la solidité des sources. Les « procureurs du mainstream » n’ont pas plus de poids que la colère ou le ressentiment exprimé derrière un clavier.