@Robert GIL
« Géographiquement, le Donbass contraction de »Don« (le fleuve) et de »bassin« (minier, en l’occurrence) est une région de 55 000 km2, collée à la Russie, à l’est de l’Ukraine. C’est un grand bassin industriel, riche en charbon et en minerai. Ce territoire est étroitement lié à l’histoire russe, car il a appartenu à la fédération soviétique et a connu un essor industriel majeur sous Staline. Plusieurs vagues d’ouvriers russes y ont immigré, et la région demeure aujourd’hui encore principalement russophone.
Le Donbass symbolise également l’opposition au mouvement pro-européen de la place Maïdan. En 2014, des séparatistes prorusses y ont pris les armes et autoproclamé les républiques de Donetsk et de Louhansk, que Vladimir Poutine a reconnues trois jours avant de lancer l’invasion de l’Ukraine. Pour le président russe, cette région constitue une partie intégrante de la Russie et représente l’une des principales justifications de l’offensive, menée selon lui pour »protéger les russophones« . Dans la lignée de ce récit, Vladimir Poutine a mis en place une loi fédérale qui facilite l’expropriation et la spoliation de biens immobiliers à la population ukrainienne encore présentes dans les zones occupées par l’armée russe. La conquête du Donbass apparaît ainsi comme un objectif de guerre central, susceptible d’offrir à Moscou une issue présentée comme »honorable« . »