@Gollum
Pour autant que je l’ai compris, Nietzsche critique la « causalité » en tant que construction intellectuelle de l’homme. Nous prétendons découvrir des relations de cause à effet dans le monde, mais en fait, cette causalité n’existe que dans les modèles de représentation (notre « science ») que nous projetons sur le monde. Croire qu’il y a vraiment « causalité » dans la Nature, c’est prendre le modèle de représentation subjectif pour la réalité objective ; c’est prendre la carte pour le territoire, pour paraphraser à nouveau Houellebecq.
Dans le texte auquel vous renvoyez, l’angle d’attaque est un peu différent — il il critique le « découpage » arbitraire d’un flux continu, héraclitéen, dans lequel on ne peut pas « isoler » un « point » que l’on qualifierait de « cause », et un autre que l’on qualifierait de « conséquence ». Ca me paraît un peu plus ésotérique ; le premier angle d’attaque se suffisant à lui-même, me semble-t-il.