@ ahtupic
J’aime bien pasticher Le Cid. Notamment la tirade de Don Diègue.
...
En version égrillarde
...
O rage, ô désespoir, ô faiblesse ennemie !
N’ai-je donc tant bandé que pour cette infamie ?
Que pour voir tout à coup, sous mon œil horrifié,
Au moment de conclure, mon pénis retomber ?
Ce zob qu’avec envie toutes les femmes admirent,
Ce zob qui tant de fois leur tira des soupirs,
Tant de fois suscita le plaisir et l’émoi,
Trahit donc mon désir et ne fait rien pour moi ?
...
Ou en version politique (extrait d’un de mes articles de 2019)
...
O rage, ô désespoir, ô vieillesse ennemie !
Me suis-je autant usé que pour cette infamie ?
Que pour voir tout à coup, sous mon œil horrifié,
Au moment de partir, ma pension s’effondrer ?
Ce chef qu’avec respect toute LaREM admire
Ce chef qui tant de fois lui a vendu le pire,
Tant de fois juché sur le trône de son Moi,
Trahit donc les Français, et ne fait rien pour moi ?
Ô cruel souvenir des acquis du passé !
Œuvre de tant de jours, soudain si menacée !
Nouvelle indignité, fatale à mon bonheur !
Précipice élevé d’où tombe cette horreur !
Faut-il du patronat voir triompher les comptes,
Et mourir sans ressources, ou vivre dans la honte ?
Peuple, à l’Élysée porte à présent la peur,
Ce Président des riches désormais sans honneur,
Par ta seule volonté, face à l’affront insigne,
Fais plier Jupiter, pour tous ses choix indignes.
Peuple, sois de cette lutte le glorieux instrument,
Balaie donc l’Assemblée, inutile ornement,
Et à tous ces valets, complices de cette offense
Demande donc des comptes en une juste défense.
Va donc, il est grand temps de guider les Humains
Pour bannir les Banquiers, et reprendre la main !