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Commentaire de Jean-Luc Picard-Bachelerie

sur Pourquoi GIEC et COPs sont en réalité les meilleurs amis de la croissance


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@Com une outre

Le coût de fonctionnement du GIEC est dérisoire (environ 6 à 8 millions d’euros par an, financé par les États). Les scientifiques qui y rédigent les rapports sont des bénévoles, ils ne sont pas payés par le GIEC. En comparaison, le coût des inondations, des sécheresses et de l’inaction climatique se chiffre déjà en centaines de milliards chaque année. Économiser des miettes budgétaires pour se priver de boussole scientifique est un calcul financier absurde.

Quant à l’affirmation selon laquelle les discours sont « contraires à la réalité des faits », c’est inexact sur le plan de la physique. La fonte des glaces, l’acidification des océans et l’augmentation des températures mondiales sont mesurées en temps réel par des satellites et des bouées océaniques, indépendamment de toute idéologie.

Le processus de l’ONU est certes lourd et souvent hypocrite, mais c’est le seul espace multilatéral où un petit État insulaire menacé par la montée des eaux a le même droit de vote et de parole que les États-Unis ou la Chine. Si vous interdisez les COP, la gouvernance du climat basculera entièrement au G20 ou au Forum de Davos. C’est-à-dire un contrôle à 100 % par les hyper-puissances et le capitalisme financier, à huis clos, sans aucun compte à rendre au reste de la planète. Or, si j’ai bien compris, vous ne voulez pas maintenir le système capitaliste mondial.

Pour moi, la solution serait d’évacuer la politique et de la remplacer par la citoyenneté. Cela veut dire, quelque chose qui ressemblerait à une vaste convention citoyenne internationale qui établirait avec les scientifiques, les actions à mener. Conclusions qui devraient être validées par l’ONU. Le gros problème, c’est que l’ONU n’a aucun pouvoir sur les Etats.


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