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Commentaire de Jean-Luc Picard-Bachelerie

sur Pourquoi GIEC et COPs sont en réalité les meilleurs amis de la croissance


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@Com une outre

Beaucoup de gens croient que le GIEC est un laboratoire fermé avec ses propres « dogmes ». En réalité, le GIEC est déjà ce « centre virtuel » : il ne fait aucune recherche. Il prend toutes les études publiées dans le monde (y compris celles des astrophysiciens ou des sceptiques, si elles passent les critères de relecture par les pairs) et en fait un résumé synthétique. Du reste, les rapports du GIEC, les dizaines de milliers de commentaires des relecteurs et les réponses des auteurs sont publics et consultables par n’importe qui sur Internet.

Vous voules un système approuvé par la communauté scientifique. Or, le consensus actuel (plus de 97 % des climatologues) est précisément que le CO2 anthropique (humain) est le moteur principal du réchauffement actuel. Le système que vous souhaitez donnerait donc exactement le même résultat que le GIEC actuel.

Là où le GIEC devient politique, c’est dans le « Résumé pour les décideurs », où les États votent la formulation ligne par ligne. Mais le contenu scientifique de base, lui, provient de la recherche mondiale indépendante. Si on créait ce centre virtuel aujourd’hui, il s’appuierait sur les mêmes données et arriverait aux mêmes conclusions scientifiques.

Par contre, cette idée de plateforme scientifique transparente où les États puisent librement et rendent des comptes à leurs citoyens ne tient pas compte des intérêts étatiques et économiques. Dans la réalité, si on supprime ces organisations pour laisser chaque État décider « librement » en fonction de ses propres experts, que se passe-t-il ? Les pays producteurs de pétrole financeront des astrophysiciens pour dire que c’est le Soleil, tandis que d’autres diront l’inverse.

Sinon, ok sur le fait que l’ONU, l’OMS ou le GIEC sont devenus les protecteurs d’un système économique qui bousille la planète.

Mais, sans une structure internationale pour acter un diagnostic commun (aussi imparfaite soit-elle), il n’y a plus de base de discussion obligatoire. Le GIEC a au moins le mérite de forcer tous les gouvernements de la planète à signer un document où ils reconnaissent la réalité physique du problème, ce qui permet ensuite aux citoyens et aux ONG de leur demander des comptes.

Personnellement, je serai pour une convention citoyenne internationale qui aurait pour mission d’élaborer les conclusions et préconisations des rapports du GIEC et des COPs avec obligation pour les Etats de les respecter. Mais comment faire pour respecter un Etat à des décisions qu’il n’a pas élaborées sans toucher à sa souveraineté. Voyez ce qu’il se passe avec l’UE...


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