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Commentaire de Octave Lebel

sur 2027 Finie la comédie : La candidature de la démocratie citoyenne


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Octave Lebel Octave Lebel 10 juin 21:01

@ complément à Nouvelle France.

La nouvelle France ne remplace pas la France, elle est la France vivante, actuelle. Il n’a échappé à personne que certains ne pouvaient s’empêcher immédiatement de faire une lecture racialiste de cette analyse et réflexion. Nous révélant à l’insu de leur plein gré le poids des obsessions qui les enferment. Il y en dans cette analyse beaucoup d’intelligence et d’amour d’un pays parce qu’on aime mieux quand on se donne la peine de connaître et de comprendre. Souhaitons-leur d’en réchapper. Il n’y a pas de fatalité.

Chaque génération avec les deux autres qu’elle côtoie, à sa manière participe à faire vivre une nouvelle France sans pourtant oublier qu’elle est montée sur les épaules de celles qui l’ont précédée et que d’autres la suivront. Certaines ont été durement éprouvées quand le plus grand nombre était peu éduqué et que malgré les avancées des Lumières, les minorités dominantes imposaient rudement leurs lois et intérêts au plus grand nombre comme si cet ordre relevait de leur supériorité et mérites. Alors que la force et la contrainte et des inégalités massives régnaient tandis que la démocratie et la justice sociale cherchaient péniblement à se frayer un chemin. Ces minorités usant entre elles de la force des armes et de leurs lois et du sang des peuples dans une hubris qui finit par les épouvanter un temps en les conduisant à se brider elles-mêmes par une Déclaration Internationale des Droits Humains censée les contenir et les protéger de leurs tentations et turpitudes. Comme toujours les plus puissants n’y croyant pas vraiment, le rapport de force qu’ils entretenaient et amplifiaient autant qu’ils pouvaient leur suffisant.

Quand on aime son pays, on l’aime à travers son histoire, son présent et l’avenir que l’on espère et prépare. On l’aime dans sa diversité de toujours, sa complexité, ses réussites, ses malheurs et aussi ses souffrances et difficultés auxquelles on ne se résigne pas avec la conviction qu’en nous rassemblant et recherchant l’intérêt général nous pouvons les dépasser. Pour ce faire, il s’agit de le regarder sans complaisance ni dénigrement, il s’agit de l’étudier pour mieux le connaitre, de considérer tous ses habitants pour pouvoir nous rassembler autour de valeurs et convictions à la hauteur de notre devise nationale. De connaître et reconnaitre ses réussites, ses contributions au savoir universel, sa culture dans toutes ses dimensions, sa contribution historique exceptionnelle aux droits humains et aux idéaux républicains, ses faiblesses aussi, ses erreurs, ses contradictions, ses divisions ainsi que ses capacités à se relever et se corriger. Surtout quand nous avons laissé s’installer la banalisation d’une contamination, oubliant la leçon de ceux qui avaient du subir une guerre et une occupation, qui a commencé par celle de l’information, de la réalité des faits, du sens des mots. En laissant une poignée de milliardaires s’emparer de l’essentiel des moyens de fabrication de l’opinion publique faisant disparaître ainsi la possibilité d’un authentique débat public digne d’une démocratie. Allant jusqu’à, faute de risquer une authentique confrontation démocratique, diaboliser sans filtre une opposition qui s’inscrit dans la poussée démocratique et sociale qui a toujours irrigué notre société et culture depuis au moins 1789.Ouvrant la voie à une extrême-droite faisant fonction de roue de secours chargée d’égarer et de diviser ce qu’il faut de concitoyens de la classe populaire et moyenne afin de préserver de justesse le système au service d’une minorité rassemblée autour d’oligarques. Un système qu’elle prévoit de verrouiller afin d’éviter les dangers d’une démocratie où les citoyens auraient les moyens institutionnels de se faire respecter et de démettre des responsables reniant leurs engagements comme si de rien n’était et que c’est cela la démocratie. Avec, de manière indissociable, la nécessité d’une justice sociale et d’une responsabilité écologique partagée.

Seul le mouvement LFI prend au sérieux ses concitoyens en explicitant le socle sociologique au fondement de ses propositions et la nature du cadre social, économique et écologique où nous pourrons décliner des avancées démocratiques décisives. Qui doutent que de nouveaux mauvais coups seront tentés ? Face à la minorité composite qui a des moyens de propagande extraordinaire par leurs capacités à saturer l’espace médiatique, il n’y a pas d’autres limites que notre résistance, notre persévérance et notre capacité à être présents quand il faut et à nous rassembler. Que l’intelligence collective enfin mise en boucle avec la démocratie soit devenue notre arme d’évolution et de fonctionnement collective est une évidence. Cette alliance est déjà à l’œuvre bien au-delà des mouvements politiques. À nous de nous donner les moyens institutionnels de la pérenniser et protéger.


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