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Commentaire de Mervis Nocteau

sur L'illusion de la guillotine : pourquoi la mort n'est pas une justice


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Mervis Nocteau 23 juin 14:38

1. Qu’est-ce qui est plus humain ? En finir une fois pour toutes avec quelqu’un du moment que sa nuisance est avérée, en évitant les coûts collectifs et en privant ceux qui en ont besoin de la vengeance, ou bien de laisser croupir un nuisible en prison durant des décennies ? Je ne prétends pas avoir la réponse, je m’abstiens seulement de moraliser dans un sens ou dans l’autre en prétendant m’exprimer au nom du bien.

2. Les pro-bourreux se fichent que ce soit dissuasif ou pas, pourvu que ce soit débarrassant. Y a-t-il un lien de cause à effet entre l’application de la peine ou bien le nombre d’armes en circulation et de tensions intra- et inter-communautaires ? On n’aura pas de réponse de votre part. Là comme ça, je n’en ai pas non plus.

3. 2026-1973=53. 190 innocentés/53=3 innocents condamnés à tort. C’est raccord avec vos 4% de potentiels innocents. Là encore, je n’ai rien à dire. Les pro-bourreaux sont du genre à aimer le dicton selon lequel on ne fait pas d’omelette sans casser des eux, ce qui n’est pas un faux-fuyant devant un certain mépris de la vie que partageait Goethe (je cite) : « Mieux vaut une injustice qu’un désordre. » Auquel compte, Dreyfus est guillotinné non par « juiverie » mais parce que « il faut que cela cesse ». Goethe ne fait clairement pas de morale. Inversement, il se trouve que rien n’est pur, pas même le purisme des anti-bourreaux.

4. Le politique au sens noble, par principe, se veut décidé à décisif. Même pas peur des verrous juridiques. Du moins, s’il les fait sauter procédurièrement, parce que les sauts de cabris trumpiens sont justes glauques.


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