@Enki
Bonjour,
Puisque nous en sommes à des questions de vocabulaire, et afin de clarifier les choses, je vais vous donner la définition que j’attribue au terme « complotisme » :
Il s’agit d’une tendance à privilégier des récits subjectifs, des croyances non démontrées ou des interprétations fantasmées de la réalité, que cela implique ou pas un complot. Surtout, cette tendance se maintient au détriment des faits vérifiés, des méthodes scientifiques ou du consensus des experts.
Cela se caractérise, entre autres, par un rejet systématique des sources institutionnelles (et c’est ici le mot « systématique » qui peut poser problème), une adhésion à des explications simplistes ou magiques ou une résistance aux preuves contraires (comme avec l’effet backfire cité dans l’article).
Voilà pour le vocabulaire. J’en conviens, j’aurais sans doute dû apporter cette précision dans mon texte afin d’éviter certains malentendus.
Ceci dit, il ne faudrait pas que cela occulte le sens profond de l’article : de par des attitudes irrationnelles, le réel commun s’efface et cela entrave tout dialogue solide et partagé.