@Eric F
Merci pour ce retour, cher lecteur. Leonora Carrington est une sacrée découverte. Et dire qu’au départ j’y allais un peu à reculons, sans trop y croire. Simple coup de pub autour d’une exposition ou véritable cabinet de curiosités, puits sans fond d’une artiste restée quelque peu sous les radars chez nous ?
Au début, je résiste. Puis les tableaux se parlent entre eux. Puis ils nous parlent. Puis ils en font craquer... les murs !
L’inerte (la chose peinte) prend vie. La magie opère.
Il y a du Bosch, du Max Ernst, du Dalí, bien sûr, mais aussi du Frida Kahlo : une certaine « mexicanité » à l’œuvre. Et tant mieux si « la » Kahlo, superstar, n’est plus seule. La peinture mexicaine, et la peinture tout court, trop longtemps racontée au masculin, compte d’autres femmes puissamment inventives : Leonora Carrington, montreuse d’ombres et porteuse d’histoires, mais aussi l’architectonique Remedios Varo. Toutes deux méritent d’être (re)découvertes d’urgence.
Cette exposition mêle malicieusement peinture, imaginaire débridé, éternel féminin, part d’ombre (les murs craquelés du parcours en savent quelque chose... Fantômes joueurs, êtes-vous là ?), fantastique médiéval, tarot, récits ésotériques, symbolique religieuse, magie et spiritisme. Une vraie aventure de l’œil. Youpi. 