Ça fait maintenant très longtemps que la technique permettrait de vivre paisiblement en satisfaisant les besoins élémentaires (et un peu plus) de chacun.
Malheureusement, quand on n’est pas psychopathe, on ne s’intéresse pas au pouvoir, on croit que toute personne suffisamment responsable doit pouvoir choisir de mener sa vie comme il l’entend.
Et donc, depuis que l’homme « collabore » et vit en société, les plus grands psychopathes ont toujours pris les manettes. Petit à petit, ils ont créé les règles absurdes qui génèrent tant de différences et d’exclusions.
Et avec le temps, la masse finit par raisonner avec ces règles absurdes, sans voir qu’on travaille de manière très inefficace sur des faux sujets : plutôt que de loger tout le monde décemment, on préfère respecter scrupuleusement la propriété privée.
Du jour au lendemain, si on décide que se loger (bien concret) est prioritaire par rapport à une propriété privée (abstraite) surtout si elle est superflue (posséder villas, châteaux, et yachts par exemple), il n’y a plus de misère. Ça paraît simple, mais voilà, la propriété privée est sacrée (même pour les pauvres qui en ont peu), et cette propriété génère beaucoup de misère et d’exclusion au travail (car on ne peut pas cultiver un champ pour se nourrir si on ne possède pas la terre).
Il faut raisonner en besoins primaires : les garantir pour tout le monde puis passer au suivant (nourriture, logement, sécurité, éducation...). Nous sommes comme des gnous qui, face aux lions, laissent des membres de leur troupeau se faire dévorer. Il suffirait de faire front ensemble, et tout serait fini. Le pire, c’est que nos lions n’ont rien de plus que nous (si on excepte la psychopathie) : ils ont juste écrit des règles absurdes pour usurper leur pouvoir.