@Politzer
Bonjour,
En un sens je vous rejoins, la classe ouvrière avait un sens relativement défini à une époque pas si lointaine, la lente et insidieuse désindustrialisation voulue par nos « politiques » de Gauche et de Droite l’a quasi éliminée, le tout vendu comme une amélioration sociétale dont la « gauche » dans son ensemble à le secret, évidemment la « droite » ne voulant pas rester en reste, en a profitée.
Processus doublé en parallèle d’une lente déconstruction nominative, requalifiant les métiers dont nous avons vu les noms changer, afin de modifier « l’image ouvrière » dans les esprits. Fini la « honte » d’être ouvrier, d’être un manuel, etc... Notons que cette notion subsiste toujours, n’avons nous pas entendu parfois des qualificatifs honteux comme les « sans dents », les « troisième lignes », etc.
Transformation sociétale voulue, cachant la vérité, j’en suis presque sûr, mais hélas n’évoluant pas dans certains cercles intellectuels ou philosophiques bienveillants, je n’en ait aucune preuve. Mais à les écouter discourir sans arrêt sur ce qu’est notre Pays....
Bref l’ouvrier existe toujours, sous diverses appellations désormais et comment identifier, une masse laborieuse encore importante dont il faut s’attirer les voix le moment voulu. Bien sûr qu’une société est formée de couches sociales, majoritairement identifiable par leur métiers et revenus.
Je n’aime pas trop la classification « salariale » de l’INSEE, mêlant « col bleu et col blanc » afin de faire disparaitre les effets de notre désindustrialisation. Voyez comme la France à encore un potentiel.... Alors que ferme à foison les « entreprises » notons bien que dans ces dernières règne l’illusion forte de l’entreprise individuelle, concept hypocrite à souhait, face à la mondialisation. Devenez votre propre patron et construisez vous, changez votre classe sociale, il n’en tient qu’à vous. Esclave moderne majoritairement, même si certains réussissent et tant mieux pour eux.
Mettons qu’un salaire mensuel de 2200 euros soit la norme, afin d’être classé comme (désolé je ne connais pas le nouveau terme, il change tellement), alors je vais dire salarié, puisque « ouvrier » n’existe quasiment plus.
Vous avez évoquée le parcage des masses « ouvrières » en dehors des villes, de plus en plus loin même, mais cela à toujours existé, rien n’a changé. Même certaines communes dites « rouges » avec leur vision faussement idéologique d’amélioration des conditions ont rejetées un peu plus loin les masses laborieuses, car fort peu génératrices de revenus, mais de dépenses « sociales ».
Enfin nous arrivons au chapitre scabreux de l’immigration, le lent processus de dévalorisation de l’emploi manuel est le fondement de cette dernière, car il nous faut quand même des bras pour faire ce que nous ne voulons plus faire, les métiers « dégradants ». Je passe sur la première vague de la reconstruction d’après guerre, la seconde à été exploitée dans nos usines, sur les routes, les bâtiments et j’en passe, travaillant sous « permis », ils y ont malgré tout ce qu’il ont subis trouvé en partie leur compte, seulement cette génération vieillissait.
Est née l’idée diabolique du regroupement familial, au lieu d’en faire venir d’autres, la reproduction sur site devant assurer le renouvellement des bras nécessaires, tout en leur assurant faussement un avenir radieux, la non moins fameuse intégration bienheureuse avec de l’emploi . Mais moins serviles que leur pair... Nous savons ce que cela donne.
Alors l’immigration continue, car il faut des bras et si possible pas trop payé non, des bras taillables et corvéables à merci, pour le bien être des autres, des esclaves certes moderne en sommes. Le problème de la seconde vague existe toujours, la troisième sera identique, alors que le chômage est constant par le truchement des statistiques.
A mon sens et je me trompe sûrement, avec un taux de chômage comme nous avons le manque de bras ne devrait pas exister, il y a hérésie d’importer ce que l’on a en force vive. C’est un sujet que personne ne veux aborder sainement.
Tout comme le sujet de l’insécurité grandissante qui est dû à une idéologie politique, organisant une défaillance sous des prétextes douteux. Ne rêvons pas.