@Zord
« La réalité est que l’UE aide l’Ukraine et avec cette aide l’Ukraine résiste. »
Oui ! Et tous parlent de gagner la guerre ou de la perdre ou seulement de la possibilité de gagner ou perdre... Sans que nous sachions ce que veut dire gagner ou perdre. Certains parlent aussi de l’effondrement prochain de telle ou telle armée... Nous n’avons rien vu s’effondrer mais les mêmes continuent à nous asséner leurs certitudes sur l’avenir.
Pour ma part, je pense que ce qui est et ce qui sera décisif c’est la lutte des classes. Nous voyons de ce point de vue des choses très différentes de part et d’autre de la ligne de front.
En Ukraine, nous avons un système hérité de l’ancienne URSS suivi de la restauration du capitalisme ce qui a mis en place (comme en Russie) un système d’oligarques où règne la corruption. En Russie cela a évolué avec la dictature de Poutine qui fait assassiner les oligarques qui lui déplaisent. Poutine devient ainsi le grand oligarque mafieux à lui tout seul puisqu’il domine les autres.
En Ukraine cela évolue aussi car le peuple s’exprime lui-même contre ce qui reste mafieux et corrompu dans la gestion du pays et le peuple progresse. Zelensky doit s’aligner sur les exigences populaires. Même le mode de recrutement dans l’armée doit se faire en suivant les revendications populaires.
La capitulation du peuple ukrainien est impossible quelle que soit les options des dirigeants que ce soit Zelensky ou un autre. De même que les esclaves qui ont été affranchis ne redeviendront jamais esclaves car ils préféreront mourir, les Ukrainiens ont maintenant perçu ce qu’est l’indépendance à l’égard de la Russie. Ils n’y reviendront jamais. Maintenant, ils préféreront mourir que d’envisager d’avoir à nouveau à subir la russification.
Bref ! Nous voyons en Ukraine la liberté l’emporter sur la contrainte et la dictature. Que voyons nous en Russie ? Nous ne pouvons qu’y voir une dictature où les mécontents sont contraints de se taire et, dans ces conditions, il est difficile de dire si les mécontents sont nombreux et si cela peut durer longtemps.
Nous commençons ainsi à parler de lutte de classes, de la fragilité des différents systèmes d’oppression, de la possibilité qu’un des systèmes s’effondre avant l’autre.