« Devinette. L’homme est pour la retraite à 62 ans, voire 60 ans sans se préoccuper de la manière de la financer, il suffit que les riches paient. »
C’est une grossière simplification. Ce genre de poncif éculé est devenu, avec les années, plus qu’une grosse blague pour amuser la galerie des ignorants. Il est donc fâcheux que des gratte-papier de votre trempe s’intéressent davantage aux potins qu’à la macroéconomie, car c’est là que le bat blesse.
Il y a des clés de répartition qui servent à distribuer la productivité d’une économie. L’allocation des capitaux, les salaires, les prix. La rente, pour sa part, n’est rien d’autre que la perpétuation du salaire ad aeternum, qui se finance à l’aide du régime par répartition, financement qui, grâce aux gains de productivité, que l’on doit au progrès (technologique mais pas que) devient de plus en plus aisé.
En réalité nous pourrions aujourd’hui déjà réduire le temps de travail de 50 %, tout en préservant le niveau des salaires, et l’économie continuerait à fonctionner à merveille, car une majorité des emplois, crées ces dernières 50 années, sont des « bullshit jobs » improductifs, financés avec de l’argent FIAT.
John Maynard Keynes, l’éminent économiste britannique et co-architecte du système Bretton Woods, prédisait dans les années 1930 que dans un avenir proche nous travaillerions 15 heures par semaine. La raison pour laquelle ce n’est pas le cas aujourd’hui, à part les bullshitjobs, est qu’une société oisive est dangereuse, parce qu’elle risque de se poser un certain nombre de questions et, qui sait, de mettre en question le fonctionnement du système dans lequel nous vivons, le capitalisme.
Pour le reste de l’article, pas besoin de continuer, je pense, ça doit être dans la même veine, des attaques ad hominem, tout en évitant soigneusement le débat qui fâche. C’est la politique, que voulez vous ?