Bonjour,
Tout d’abord merci pour ce texte, m’ayant amusé, (j’ai apprécié le passage de la tomate), découvrant que nous fréquentons les mêmes lieux, que je parcours avec effarement, ne regardant plus les produits, mais les étiquettes. Quelques fois, avec mon épouse nous parcourons ces nouvelles places Vendôme, venues dans nos villages, s’est établi une sorte de jeux, celui trouvant le plus cher à gagné, étonné tout de fois, que les produits se vendent.
Bientôt le porteur du cabas, s’apparentera à un agent de sécurité de transport de fonds. Certes la notion de prix s’avère importante, mais comme vous l’avez décrit le pire se trouve à l’arrivé après avoir déballé avec toutes les précautions d’usage le précieux produit, arrive l’instant du goût.
Et là, l’arnaque est totale, car seul les amnésiques de la papille sourient béatement.
Récemment sortant de mon agence bancaire, j’ai fait l’acquisition d’une poire, enfin deux, le corps était parfait, ni trop jeune ni trop vieux, la belle était ferme, mais pas trop. Plusieurs jours je l’ai contemplé, puis mourant d’envie, me transformant en chirurgien du fruit, nantis de mon opinel au fil parfait, j’ai éprouvé des difficultés à pratiquer les incisions sur ce fruit. Je fut saisi de ne voir aucune goutte de nectar en couler et quant les dents ont tenté d’en arracher un modeste morceau, j’eu la terrible impression que l’ont me faisait une empreinte dentaire.
Elle n’a pas fini sa vie dans mon composteur, étant sûr de la retrouver intacte des mois plus tard, mais dans la poubelle de déchet ultime, ceux finissant leur vie sous des montagnes de terres arborées étant certain que la belle ne donnerait naissance à rien, mais ayant vidée ma bourse, lors d’un instant d’égarement.