@sylvain
Je crois que nous ne parlons finalement pas de la même chose.
Je n’ai rien contre les fonctionnaires (mais plutôt contre le fonctionnariat) et je ne prétends évidemment pas que chaque fonctionnaire touche davantage à la retraite que chaque salarié du privé. Une comparaison de pensions moyennes ne permet d’ailleurs pas de tirer cette conclusion, puisque les carrières, les salaires et les profils des deux populations sont différents.
Mon propos est beaucoup plus simple.
Je considère que le statut de fonctionnaire comporte historiquement un certain nombre de garanties et de règles particulières, notamment en matière de rémunération et de retraite, et je me demande si toutes ces différences restent justifiées dans la situation économique et sociale actuelle, la différence 1ère étant déjà que l’emploi des fonctionnaires n’est pas conditionné à la loi du marché, ce qui en majorité écrasante leur confère d’office une carrière pleine et donc d’office un taux plein !
Vous me répondez que les retraités du privé et du public touchent en moyenne 1500 ou 1800 euros. Cela ne répond pas vraiment à la question. Une moyenne ne dit rien, à elle seule, sur les règles qui ont permis d’obtenir ces pensions.
Vous me dites ensuite que le COR estime que, à carrière comparable, les fonctionnaires auraient une retraite légèrement inférieure. C’est faux, ce n’est pas en répétant un mensonge qu’il devient vérité, et les chiffres le prouvent
Et en plus, cela ne signifie pas que les règles de calcul sont identiques. Elles ne le sont pas. Le fonctionnaire et le salarié du privé n’ont pas la même base de calcul pour leur retraite principale.
Enfin, lorsque vous me répondez que la vraie question est celle des milliardaires et du patrimoine, je suis d’accord pour dire que c’est un sujet important, au point qu’il faudra bien un jour ou l’autre le mettre sur la table et en tirer des conséquences et des actes, mais on ne voit pas bien ce que ce sujet vient faire dans celui dont nous parlons.
On peut parfaitement considérer que les très grandes fortunes doivent davantage contribuer à la collectivité et, en même temps, considérer que certaines différences entre le public et le privé méritent d’être réexaminées.
Ce ne sont pas des positions contradictoires.
Je ne demande pas que les fonctionnaires soient appauvris. Je dis simplement qu’à une époque où l’on demande régulièrement des efforts supplémentaires aux salariés du privé, aux retraités et aux contribuables, il est légitime de se demander si toutes les différences historiques entre les statuts doivent être conservées telles quelles.
Et si la réponse est oui, très bien. Mais dans ce cas, il faut expliquer pourquoi ces différences restent justifiées aujourd’hui, plutôt que de répondre systématiquement en parlant des milliardaires.
C’est tout le sens de mon propos.
Et en parlant de différences justifiées, un haut cadre de la cours des comptes à expliqué « que ferait on de ces employés, ils ne sont absolument pas recyclables dans le privé ! » Et c’est un fonctionnaire qui le dit, ou comme Didier Migaud qui a affirmé que l’ensemble des tâches administratives pouvait être assuré correctement avec 20% de fonctionnaires en moins si l’on restructurait l’ensemble des services remplis de doublons et de postes de complaisance. Ce n’est pas moi ni Spartacus qui le disons c’est un haut fonctionnaire
Et je ne parle même pas de la qualité du service rendu !!! Un entreprise privée aussi peu efficace dans son fonctionnement disparaît en peu de temps, alors avec l’argent du contribuable, je comprends que ça puisse durer des lustres, même s’il et évident qu’il y aura une fin, le cirque ne saurait être éternel...
Et puis il est une caractéristique indiscutable ; le public ne produit pas de richesses, il les consomment (n’importe comment souvent)