@Giuseppe di Bella di Santa Sofia
J’ai parlé de Mitterrand pour vous faire voir la comparaison, pas de météo ni de canards boiteux que vous rajoutez : c’est vous qui faites du gloubi-boulga que vous essayez vainement de me charger.
Hergé était un conservateur catholique par éducation, sans en faire un militantisme particulier. C’est en ce contexte qu’il a fourni à la maison d’édition « Rex » de Léon Degrelle des illustrations, à partir de 1930. Mais dès 1932, il s’est opposé à Degrelle sur sa façon d’utiliser ses dessins puis contre son évolution idéologique vers ce qu’on a appelé le rexisme. Vous rappelez vous-même le « Sceptre d’Ottokar », avec le dictateur « Musstler » (Mussolini + Hitler) qui veut s’emparer du pays voisin. Il s’est donc démarqué du rexisme.
Ensuite, oui, il n’a pas été courageux : son « Vingtième siècle » lui permettant de publier ses aventures de Tintin (+ Jo et Zette + Quick et Flupke) ayant été détruit par la conquête Allemande, il est allé au Soir, récupéré par les nazis pour continuer des productions, sans aucun prosélytisme, ni pour le fascisme, ni, d’ailleurs, pour la religion catholique, mentionnée nulle part dans son œuvre, même s’il était pote avec un curé.
Ce sont des faits d’histoire, de même que Mitterrand qui a collaboré activement pour les nazis : on ne pouvait pas faire plus extrême droite et fasciste que lui à l’époque.
C’est bien vous l’inquisiteur : vous remuez du fatras sur Hergé sans éclaircir, juste pour répandre la suspicion. Vous avez le droit de ne pas aimer Hergé, les gouts les couleurs... Mais ce n’est pas ça, faire du travail d’historien.