Je ne comprends pas bien l’importance de l’article 11 : « il permet au Président de la République, sur proposition du Gouvernement ou proposition conjointe des deux assemblées ». Si les deux Chambres doivent être d’accord on revient à l’autre article. Quant au Gouvernement, il est forcément issu de l’Assemblée Nationale.
L’intiative ne revient donc jamais au Président. C’est pourquoi je ne comprends pas l’importance que l’on donne à son élection. Certes, il a un rôle important mais pas prépondérant. On le voit bien en cas de cohabitation : il peut freiner un gouvernement qui n’est pas de son bord, c’est tout. Le programme de SR ou de NS importera peu si l’Assemblée qui sera élue ensuite n’est pas composée de moutons ( de godillots ?) les suivant aveuglément. Avec les circonscriptions actuelles, il est même possible d’avoir SR présidente et une Assemblée sarkozyste !
C’est justement pourquoi je pense qu’il faut changer la Constitution pour simplifier le fonctionnement des institutions.
Dans ce sens, je trouve que le Premier Ministre et le Président se marchent un peu sur les pieds. Un seul poste exécutif, celui de Premier Ministre issu d’élections législatives serait suffisant et là il serait très utile de connaitre le programme des candidats.
Pour moi, une élection à la proportionnelle calquée sur les élections municipales permettrait à la fois la représentation de plusieurs « sensibilités » et une grande stabilité.
Bien sûr, cela imposerait l’interdiction du cumul des mandats successifs. (et simultanés d’ailleurs !)
J’aimerais que vous me disiez pourquoi vous souhaitez garder une deuxième chambre. Pour moi elle est inutile mais je constate qu’elle existe dans de nombreuses démocraties. Quel rôle doit-elle jouer d’après vous ? En tous les cas, si elle existait, il faudrait que l’alternance puisse vraiment avoir lieu, ce qui n’est pas le cas avec le Sénat actuel. Cette deuxième Chambre ne pourrait-elle pas être une représentation des Conseillers Régionaux pour lesquels les élections auraient lieu en même temps que les législatives. Il y aurait ainsi des parlementaires plus « territoriaux » que d’autres.
Dans mon idée, le Président de la République serait le président du Conseil Constitutionnel, arbitre garant du bon usage de la Constitution. Comment devrait-il être élu, ça je ne sais pas !