Voila un exemple de la noblesse sioniste : le tableau de la vie de palestiniens en prison
Source : InfoPalestine
Vous vivez dans une cellule avec 16 prisonniers qui
peuvent à peine se mettre debout, l’un à côté de l’autre, pour faire la
prière. Mais au bout d’un moment, cela devient très normal et s’ancre
dans notre quotidien.
Quant aux considérations sécuritaires, je dois souligner que durant les
quinze dernières années, j’ai vu mon frère deux fois seulement, or, il
n’a pas un casier judiciaire qui l’en empêche. Et il n’est pas le seul,
ma mère et mon père aussi, âgés respectivement de 75 et 80 ans,
n’avaient pas le droit de me rendre visite pour les mêmes raisons.
Et ce n’est pas tout, il existe aussi un autre aspect
alarmant : le manque de soins médicaux. Vous savez, un de nos frères
libérés, Ahmad al-Najjar se trouve avec un cancer de la gorge. Quand il
était en prison, il se rendait constamment à la clinique de
l’établissement, mais à chaque visite, le médecin lui disait toujours
qu’il ne souffrait que d’une infection. Un autre aussi qui a passé dix
ans en prison souffrant d’un cancer. Une fois au stade final, ils l’ont
envoyé chez lui pour finir ses jours. Actuellement, il est mourant à
l’hôpital de Bethlehem.
Bien sûr, les maladies, surtout les affections cutanées
se propagent facilement dans les cellules où nous sommes tous serrés et
entassés. Les responsables de la prison ne nous prodiguent aucun soin
jusqu’à ce qu’il y ait un cas désespéré. Alors, essayez d’imaginer que
vous vous trouvez dans une cellule où votre compagnon est en train de
mourir sous vos yeux chaque jour à cause de l’insuffisance des soins
médicaux. Rien que cela vous anéantit ; c’est la pire des souffrances.Parlons de l’isolement.
C’est exactement un espace de 1,8 mètre de long avec un banc pour dormir
et un petit endroit pour les toilettes. En dépit de l’étroitesse du
lieu qui permet difficilement de s’agenouiller pour la prière, on
s’amuse à mettre deux personnes dans la même cellule. Mais avec le
temps, tous ces détails sont devenus habituels , pour nous la prison est une tombe. Aujourd’hui, sortir de cette tombe qu’est la
prison signifie pour moi renaitre.
Je me souviens une fois, dans la prison, nous regardions
un programme sur une chaine de télévision israélienne. Le thème du film
documentaire parlait des prisons en Scandinavie. Ce jour là, tous les
prisonniers des tôles israéliennes avaient bien rigolé, contrairement
aux téléspectateurs normaux supposés éprouver de la sympathie à l’égard
des prisonniers en Scandinavie. Ils doivent vraiment venir voir notre
état dans les prisons d’Israël pour comprendre.Il s’agit là d’une autre forme de torture psychologique
qui serait volontaire. A travers ces films, on tente de nous expliquer
que nous ne valons rien, et qu’on ne mérite même pas d’être traités ou
comparés à des êtres humains.
Pour aller à l’hôpital, on nous installe dans un fourgon qui est à la
base une cage métallique, avec des sièges métalliques. Un petit
ventilateur est accroché au plafond, juste ce qu’il faut pour empêcher
les quelques 25 personnes serrées à l’arrière d’étouffer. Les personnes
malades ont les mains et les jambes dans les chaines.
Dites-moi si ces mesures sont pour la sécurité ? Que
nous nous trouvons dans une cage métallique ligotés ! Moi je dis que
cela s’appelle racisme. Ils aiment nous voir souffrir. Je n’exagère pas
si je vous dis que sur une distance d’une ou deux heures à tout casser,
ils nous laissent jusqu’à 15 heures dans cette cage.
Tout cela pour que, une autre fois, si vous tombez malade et que le
médecin vous informe que vous serez transféré vers l’hôpital, vous
finirez par dire non. Mieux vaut rester que de refaire le même trajet où
vous mourrez 20 fois avant d’arriver. A ce titre, le médecin vous fait
signer un papier, comme ça, si vous périssez, il déclinera toute
responsabilité.