njama, un des tenants de ce dialogue de sourds est que le Dalaï Lama ne peut en aucun cas se départir de sa fonction politique aux yeux des adeptes de la religion tibétaine pour qui il est par définition le guide dans ce monde.
Or, Pékin ne peut pas admettre un pouvoir qui ne lui soit pas subordonné. Le Dalaï Lama n’ayant manifestement pas fait allégeance à Pékin, il est dans les faits un opposant au régime.
Pékin a tenté de créer son propre Dalaï Lama, ce qui aurait résolu le problème... si la religion tibétaine pouvait l’admettre ce qui est bien entendu impensable.
Bref, la situation est bloquée. Les causes de ce blocage ne sont pas toutes du coté de Pékin. Comment se proclamer gouvernement en exil et tenir un discours « pas indépendance, juste un peu plus d’autonomie » par exemple ? Comment aussi dire que le Dalaî Lama ne fait pas de politique et faire référence à « sa sainteté » dans les discours de négociation ?