Paul Cuxach a raison. On peut ajouter que les jeux de loteries et paris organisés par l’État sont un impôt masqué qui pèse majoritairement sur les classes de plus faibles revenus. Un impôt est un prélèvement obligatoire et personne n’est contraint par la loi à jouer au loto mais les circonstances économiques peu favorables et la promotion du rêve par la publicité laissent peu de choix possibles aux populations. Un impôt volontairement obligatoire, en quelque sorte.
L’immoralité est plus dans cet impôt sournois que dans le cumul des prix par les gagnants. D’ailleurs, une distribution équitable des prix entre les joueurs casserait la mécanique du rêve, donc le jeu ne pourrait plus continuer.