Ah oui, bravo Tetsuko ! Les religions ne pourront regagner un certain respect aux yeux de la raison que quand elles oseront porter sur elles-mêmes un regard évolutionniste ( ce n’est pas demain la veille mais il y a quelques théologiens surprenants ) qui leur permettrait de comprendre le rôle qu’elles ont joué dans l’évolution culturelle de l’espèce. Le problème est que toute référence à un passé pré-théiste est absente de leurs textes ou ensevelie sous diverses formes de mythes anciens. Aucune trace du passage progressif de la relation horizontale avec son environnement du chasseur-cueilleur à celle de l’agriculteur, de plus en plus hiérarchisée et verticale. La pyramide a du commencer à se lever vers la révolution du néolithique sur les bords du Nil et le long du croissant fertile (Jourdain, Tigre et Euphrate ). La classe sacerdotale est apparue comme l’échelon entre la nature et le(s) dieu(x). Si ce n’était pour les constants mouvements de retour aux sources, le fait religieux dans l’histoire de l’homme ne serait qu’une belle entreprise civilisatrice d’une espèce de son propre chef et pourrait même se transformer en source de connaissance plutôt que de croyance. Mais non, les religions s’accrochent à leurs interprétations antédiluviennes, donc ça barde. Normal.