@Richard Schneider
« Mais en sortir brutalement me paraît quasi impossible en l’état » Impossible n’est pas impossible.
Le problème n’est pas la sortie ou y rester. Le problème est de savoir est-ce que nous vivons et nous travaillons pour l’euro, à savoir les spéculateurs et les banquiers, ou l’euro est un moyen pour les peuple ? Si les peuples doivent tout faire pour l’euro, alors oui, il faut travailler plus, payer plus pour satisfaire les rapaces. Si l’euro est un moyen au service des peuples, un moyen qui a montré sont inefficacité voire sa nocivité, et donc la question est de savoir comment s’en défaire. Plus tôt ou plus tard, cela sera question de préparation en assumant à l’avance son échec, ou plus tard et brutalement quand on fera comme l’autruche, la tête dans le sable.
« Ensuite, cela exige que les Français réindustrialisent leur pays à la vitesse grand V et acceptent de geler une grande partie de leurs importations. Croyez-vous que nous sommes prêts à nous passer de produits bon marché et indispensables à notre façon de vivre pendant deux ou trois ans (si tout va bien) ? » Vous pensez que les Français ne seront pas prêts à travailler plus, au redressement de leur pays, même au prix de lourds sacrifices ? Ce qui est rageant, c’est de se sentir dépouiller de tout, du fruit de son travail. Mais de sa dignité comme Français, il nous reste rien, ni prestige d’appartenir à une nation ni d’appartenir à une histoire. Il ne reste de remplir les caisses des banques et de répondre aux injonctions des agences des notations.