Vendredi dernier, rappelle-t-il, Mme Le Pen « était l’invitée d’honneur, auprès de Martin Graf, chef de file de l’aile dure du parti d’extrême droite FPÖ du bal des Burschenschaften, bal de la vilenie, où elle a paru si fière (...) de s’afficher avec des antisémites avérés ».
« Pourquoi la candidate a-t-elle commis ce qui, compte tenu de sa stratégie dite de dédiabolisation, ne peut apparaître que comme une erreur ? Comment a-t-elle pu prendre le risque d’aller valser dans le seul des bals viennois interdit, de fait, aux juifs et aux journalistes ? », demande Bernard-Henri Lévy. « C’est le naturel, revenu au triple galop », répond-il.
« Et qu’une candidate à la présidentielle, créditée par les sondages de 17 à 20% des voix, puisse commettre pareille +saloperie+ n’est pas une bonne nouvelle pour la démocratie », affirme le philosophe, déplorant aussi le « jeu de mot » de Jean-Marie Le Pen, qui a déclaré n’avoir entendu dans ce bal « que du Strauss sans Kahn ».
« Mais c’est une nouvelle qui a le mérite, au moins, de clarifier le débat : c’est normal puisqu’elle flirte avec ceux qui, depuis toujours, travaillent à sa ruine et à celle de ses valeurs », conclut BHL.