Bakerstreet : Je ne suis pas sûr de vous comprendre quand vous évoquez « la maladie de ce pauvre gars qui le met dans une solitude sans nom, et non choisie bien sûr ».
Lorsqu’on lit les confessions de Rudolf Hoess, le commandant d’auchwitz, recueillies par Robert Merle, on pourrait avoir le même souçi de « compréhension » de sa dérive criminelle, eu égard à l’éducation qu’il a reçue. Auriez-vous l’idée de parler du « pauvre Hess » comme vous le faites pour Merah ?
Il n’y a pas de distinction à apporter : Merah et Hess sont deux monstres que la société doit condamner avec force, pour affirmer le refus de la barbarie. L’urgence, c’est de dire que l’horreur n’est pas acceptable, à l’heure où Merah passe pour un héros auprès de certains esprits dérangés.