Suite à leur défaite militaire face à l’armée régulière, les
légions de la coalition anti-syrienne ont désormais recours au
terrorisme aveugle.
Ainsi ce vendredi 11 Mai 2012 , les services spéciaux syriens ont prévenu un
attentat à Alep, deuxième ville du pays.
Un kamikaze roulant à bord d’un
microbus contenant 1,2 tonne d’explosifs destinés à détruire le
quartier densément peuplé d’al-Chaar a été stoppé par les forces de
sécurités avant de pouvoir déclencher son dispositif [1].
Cette opération fait suite au double attentat qui a fait 55 morts
et 372 blessés à Damas, ce jeudi. Les attaques ont eu lieu quasi
simultanément, vers 8h locales, sur une voie rapide au sud de la ville, à
une heure de pointe, pendant que les gens se rendaient à leur travail
et les élèves à l’école. Les déflagrations ont été si puissantes
qu’elles ont fait trembler tous les immeubles de la capitale. L’attentat
à été revendiqué par le groupuscule terroriste Jabhat al-nusra, qui
avait déjà revendiqué en janvier l’attentat ayant tué 26 personnes à
al-Midan, un quartier populaire de la banlieue de Damas.
Annonçant que « les kalachnikovs ne renverseraient pas le régime
», les groupes armés et leurs donneurs d’ordres à l’étranger
s’organisent pour livrer une guerre dite de « basse intensité » contre
la Syrie [2].
Fin avril, le cargo Loutfallah 2 avait été intercepté [3] dans les
eaux libanaises avec à son bord 150 tonnes d’armement à destination des
combattants en Syrie, dont des obus 155 mm destinés en théorie à des
pièces d’artillerie lourdes, dont ne dispose pas l’opposition armée. La
charge explosive de ces obus composée d’un mélange de TNT et de RDX peut
par contre servir de base à la fabrication d’explosifs extrêmement
puissants.
Par ailleurs, au moins cinq experts en explosifs sont arrivés
dernièrement en Syrie en provenance des camps de réfugiés palestiniens
au Liban.
L’un d’entre eux, l’expert en explosif du groupe terroriste
pro-saoudien Fatah al islam, Abdel Ghani Jawhar, est mort dans localité
frontalière de Qousseir, tué par l’explosion de sa propre bombe,
destinée à être utilisée contre l’armée syrienne. Diplômé en chimie, il
s’était rendu en Syrie pour former les combattant à la fabrication
d’explosifs et de voitures piégées [4].
Alors que les médias occidentaux et du Golfe affirment que les
combattant armés défendent la population face à la « répression
sanglante du régime », cette théorie est contredite par les faits depuis
le début de l’opération de déstabilisation du pays en mars 2011.
Cherchant à provoquer un chaos susceptible de justifier une intervention
étrangère « humanitaire »,
ce sont bien les mercenaires de la coalition
internationale qui attaquent, non seulement l’armée et la police, mais
aussi la population.
[1] « Un terroriste actionne sa ceinture explosive et tente de
faire exploser un microbus bourré d’explosifs à Alep », SANA, 11 mai
2012.
[2] « Les pays de l’ALBA dénoncent à leur tour l’ingérence des « Contras » en Syrie », Réseau Voltaire, 12 février 2012.
[3] Un avion cargo chargé d’armes avait déjà été saisi en février
dernier, voir : « Un avion cargo suspect saisi par la sécurité libanaise
», Réseau Voltaire, 8 février 2012.
[4] « In Syria, Lebanon’s Most Wanted Sunni Terrorist Blows Himself Up », par Aryn Baker, Global spin, 23 avril 2012.
http://www.voltairenet.org/Le-terrorisme-dernier-recours-face