• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile


En réponse à :


lsga lsga 14 juin 2012 14:24

J’aimerais proposer une autre analyse :


Si Sieur Méluche avait été plus modeste, et n’avait pas prétendu réussir immédiatement à passer devant le FN, et si il n’avait pas pris le risque d’affronter la fille à papa :

1. Le Score du FdG à la présidentielle aurait été considéré comme une grande victoire, les militants auraient été heureux et enthousiastes, une vague d’optimisme aurait remplis les coeurs pour les législatives

2. Méluche aurait été élu député, et aurait pu exercer sont incroyable talent d’orateur à l’Assemblée Nationale et ainsi appuyer les mouvements de contestations massifs qui auraient du se mettre en place.

3. Fort de ces grands succès ( fort progression du score à la présidentielle + groupe parlementaire ), le FdG aurait continué à porter l’incroyable élan populaire levé avant les élections, et ce serait posé comme une alternative au PS pour 2017.


Au lieu de cela, à cause des prétentions d’un seul homme :

1. Le score du FdG, pourtant en très forte progression, a été vécu comme une défaite humiliante. Ainsi, le simple fanfaronnage de Jean-Luc Mélenchon a suffit à transformer l’élan collectif en déception amère, aboutissant à un désespoir et une démobilisation massive aux législatives. 

2. Le FdG est désormais privé de son orateur. Les Leaders du PCF vont pouvoir retourner à leurs habitudes de Collabos, et ainsi continuer à pousser l’électorat populaire dans les bras de l’extrême droite. La faible présence de l’Extrême Gauche à l’Assemblée Nationale fera que les mouvements sociaux y trouveront moins d’écho, démotivant ainsi les troupes. 

3. Le FdG ayant désormais une images de parti de vaincus, il ne pourra pas s’imposer comme une alternative crédible au PS dans l’imaginaire collectif. Ainsi, les électeurs à la recherche d’un parti anti-système se tourneront d’autant plus vers le FN, et sur le modèle espagnol, l’alternative au PS sera l’UMP. 



En guise d’analyse : le talent et la force de conviction d’un seul homme avait réussi à lever les foules. La prétention et l’arrogance du même homme ont suffit pour totalement détruire l’élan du même mouvement.

Jean-Luc Mélenchon n’est pas personnellement en cause. Nous pouvons tous être grisé par le succès à un moment ou à un autre. 


Mais il est temps que l’Extrême Gauche comprenne ses différences radicales avec l’Extrême Droite. Nous ne pouvons pas avoir de Leader. C’est contradictoire avec la nature même de notre mouvement. Si nous jouons personnalité contre personnalité, nous favorisons l’Extrême Droite.

Enfin, n’oubliez jamais que la Franc Maçonnerie est pour nous une ennemie au même titre que l’Extrême Droite. Celle-ci a toujours cherché à casser les jambes de l’organisation ouvrière au profit du jacobinisme, c’est à dire du ’républicanisme bourgeois’. Je ne dis pas que l’objectif de Mélenchon était de casser l’Extrême Gauche, lui qui l’a redressé. Mais s’il vous plait, ne risquez plus jamais un Franc Maçon à la tête de l’Extrême Gauche :
http://fr.internationalism.org/rinte87/franc-maconnerie.htm

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON


Palmarès