Au cœur de la campagne de Mélenchon on semble n’avoir pas retenu : « l’humain d’abord ».
Dans un monde où le mot d’ordre est « l’argent d’abord », ça mériterait pourtant un peu d’attention.
Quelle valeur accorde-t-on à la vie humaine dans ce siècle de rapaces « décomplexés » ?
Est-il normal que la vie d’une personne mesurée à l’aune du dieu Argent vaille 60 fois celle d’une autre ?
Le « courage politique » consiste-il à tondre toujours et uniquement les plus démunis ?
Est-admissible de voir des multimillionnaires demander que le smic soit baissé pour faire plus de profits ?
Est-il réaliste de laisser les marchés sans régulation ruiner notre pays et de les laisser faire en disant qu’on y peut rien et qu’ils vont se réguler tous seuls ?
Est-il normale que les états deviennent des entreprises ou leurs succursales, ne se préoccupant plus de l’intérêt général mais uniquement de faire fructifier les entreprises de leurs amis ?
Est-il souhaitable de voir toutes les industries quitter la France pour aller exploiter de plus pauvres et dans le même temps appauvrir plusieurs millions de personnes par le chômage ?
Nous sommes en guerre, une guerre économique, mais une guerre qui fait des ravages. Certes les morts ne sont pas sanglantes comme sur un champ de bataille, Ces morts par millions sont silencieuses, insidieuses et ne provoquent pas l’indignation car ce sont des morts sociales, dans la misère.
Mais nos généraux sont des nuls et des froussards et ils sont battus sans avoir rien fait.
Mélanchon a apporté des réponses d’un vrai courage politique mais les timorés , ou ceux qui ont intérêt à ce que les choses demeurent en l’état, ont eu peur. Quitte à pleurnicher sur leur sort ensuite.