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En réponse à :


easy easy 13 juillet 2012 18:54

Il me semble qu’il y avait un principe bien plus rigoureux et factuel à mettre en place. Il y avait à dire, au moins en complément de la définition actuelle, qu’il serait toujours plus factuel et probant de procéder de la manière suivante :

Que l’on se sente harcelé d’une manière ou d’une autre, sexuelle ou pas, on doit, quand on en a marre, dire à la personne qui nous ennuie, en présence d’un témoin ou lui écrire en LR
« Je cherche à lever un éventuel malentendu. Je vous dis donc devant témoin (ou LR) que je ne veux aucune relation spéciale avec vous. Je vous demande de ne rien entreprendre (on ne dira pas »de ne plus rien entreprendre« ) pour en créer une. A défaut, je porterai plainte pour harcèlement. Etant rappelé que si les critiques contre soi peuvent dans une certaine mesure amener à essayer de mieux faire, leur trop grande accumulation est forcément ingérable donc déprimante  »

Je crois que même si une telle disposition n’a pas été prévue par la loi, quiconque s’y prendra de cette manière rendra les choses très claires, non pour le passé, mais pour le désormais.




Il n’y a aucune raison que seuls les harcèlements sexuels fassent l’objet de condamnations. Toutes les sortes de harcèlements devraient être condamnées.


Chacun sait d’expérience que la personne qui finit un jour par en avoir marre, n’en avait pas forcément marre au départ. Il sera donc toujours douteux de ne pas protester pendant des mois voire des années et un jour de porter plainte directement sans avertissement formel préalable.

Chacun sait que les rapports entre humains sont très complexes, ambigus et que ça en fait exactement le charme. Mais chacun sait aussi qu’on a des jours avec et des jours sans, qu’il y a des jours où l’on ressent le besoin de séduire et des jours où l’on ne supporte plus aucun abordage. Quand on projette une démarche aussi grave que de porter plainte, on doit se responsabiliser d’abord avant d’en appeler à la responsabilité des autres. Et prendre ses responsabilités en pareille situation c’est passer du mode ambigu ordinaire au mode clair.
Ce mode clair (témoin, LR) n’a pas à poser un jugement ni sur le harceleur ni sur le passé. Il doit seulement mais c’est là son nucléus, dire qu’on ne veut aucune promiscuité particulière avec cette personne. 
L’idéal serait qu’un discours ou lettre type de mode clair soit crée par le législateur. Cette lettre type pouvant alors être signée d’emblée (ou pas, selon les goûts de chacun) dès les premiers contacts, par exemple à l’embauche.

Même aux enfants, on pourrait leur donner le sens de ce principe et mettre de formulaire à leur disposition en les invitant à le présenter à toute personne , enfant ou adulte qui les ennuierait.

C’est toujours une très grande victoire ou reconquête de sa dignité que de pouvoir faire cesser un harcèlement et le seul fait d’obtenir cette cessation compense et répare tous les éventuels dols subis. Faire cesser un harcèlement à l’amiable en passant au mode clair dénué de jugement solde les comptes et permet de passer à la paix.


L’erreur à ne surtout pas commettre, je crois devoir insister dessus, ce serait d’inclure un jugement négatif ou une réprobation voire une condamnation lors de ce passage au mode clair. Il est impératif qu’il soit expurgé de toute critique. A défaut, la personne interpelée ne se sentira pas prévenue mais déjà condamnée et elle mènera alors une contre attaque sous une autre forme, bien plus sournoise.


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