JL
Sur votre deuxième poste
Je souscris à tous ces propos, qui sont en fait des récriminations contre le sytème de centrale privée ayant le monopole de l’émission monétaire, couplées à un système bancaire à réserves fractionnées.
Ce système est odieux, et je ne n’ai jamais fait que le combattre. Aucun régime donnant caution à un tel système ne peut se prétendre libéral.
Mais je soutiens que même nationalisé, ce système ne peut pas être vertueux. Quand vous dites « l’argent [j’appelle ça monnaie papier nationale à cours forcé] est basé sur la capacité à produire de la population », c’est vrai, mais quand vous examinez plus précisément ce que signifie le fait de posséder un billet, ça reviens à posséder une option sur une portion de la production future du pays à une échéance de temps indéterminée.
Tenter de chiffrer la valeur de cette option, c’est comme tenter de prédire la température qu’il fera dans le bâtiment ou vous vous situez dans 50 ans. C’est impossible. Non seulement à cause des variations chaotiques du climat, mais aussi parce que le bâtiment peu avoir été abandonné ou carrément détruit suivant les décisions que vous et d’autres personnes auront prises.
La monnaie comme étalon de valeur universel est une sirène (de la mythologie Grecque) Elle attire les dirigeants et les entrepreneurs même les plus intègres, et finit par les dévorer.