Et je comprend ô combien que la
photo du père passe mal : elle ruine votre postulat selon lequel votre
idole serait le mieux à même de défendre les intérêts des travailleurs, quand
lui n’a connu que les ors de la République et les strapontins
ministériels. Il se trouve donc, en plus d’être un fieffé imposteur,
comptable de la situation objectivement calamiteuse dans laquelle nous nous
trouvons, le pays ayant été cogéré depuis 1981 par 15 années de gouvernements
socialo-communistes libertaires, et 16 années par la droite affairiste,
corrompue et libérale.
Rappelons tout de même
l’origine des dérives fédéralistes, eurolibérales et supranationales de la
construction européenne, en tant qu’elles furent perceptibles non pas sous un
de Gaulle (qui n’en voulait pas, à juste titre), mais bel et bien dès l’arrivée
au pouvoir de la bien-pensance de gôche - le « camp du Bien et du
Progrès » - et singulièrement depuis l’Acte unique européen.
- 14 Juin 1985 :
Accords de Schengen, signés pour l’Etat français par le gouvernement Fabius,
sous la houlette d’un autre socialiste, Jacques Delors (père de Martine Aubry),
- 17 Février 1986 :
Acte unique européen, signé pour l’Etat français par le gouvernement Fabius,
- 10 Décembre 1991 :
Sommet de Maastricht, préfigurant le Traité établissement l’Union européenne
sous sa forme actuelle ainsi que la future Union monétaire - l’Euro - négocié
par François Mitterrand (Président) et Edith Cresson (Premier Ministre),
- 20 Septembre 1992 :
le Traité de Maastricht est ratifié par référendum (le OUI l’emporte avec
51,04% des voix), la France ayant alors comme Premier Ministre Pierre
Bérégovoy,
- 2 Octobre 1997 :
Traité d’Amsterdarm, renforçant le pouvoir du parlement européen au préjudice
des parlements nationaux, paraphé pour l’Etat français par le gouvernement
Jospin alors nouveau Premier Ministre,
- 1 Juin 1998, Création de
la Banque Centrale Européenne sous le gouvernement Jospin,
- 1 Janvier 1999, Création
de la zone euro sous l’égide (en ce qui concerne la France) du gouvernement
Jospin,
- 23 Mars 2000, Conseil de
Lisbonne.
Voici d’ailleurs, bien
volontiers, les conclusions de ce sommet réunissant l’ensemble des chefs d’Etat
et de gouvernement d’alors, paraphé donc par Lionel Jospin à la tête d’une
gauche plurielle à laquelle appartenait un certain... Jean-Luc Mélenchon (alors
Ministre délégué à l’Enseignement professionnel), Jean-Claude Gayssot (alors
Ministre « communiste » des Transports), et (le plus beau pour la fin) Dominique Strauss-Kahn Ministre de l’économie !!! Car seuls les FAITS historiques
et les actes posés comptent, non les déclamations horrifiées et autres
affabulations dérisoires. Prenons-en la teneur, à notre
grande stupéfaction réciproque :
« 17. Le Conseil européen
demande donc à la Commission, au Conseil et aux États membres, eu égard à leurs
compétences respectives :
- de définir d’ici à la fin de
2000 une stratégie pour l’élimination des entraves aux services ;
(...)
- d’accélérer la libéralisation
dans des secteurs tels que le gaz, l’électricité, les services postaux et les
transports. (...)
- de poursuivre leurs efforts
visant à favoriser la concurrence et à réduire le niveau général des aides d’État
(...) »
Et il faut toujours
s’interroger quand des tartuffes manquent de s’étrangler devant la paille que
vous avez dans l’oeil, quand eux ne perçoivent rien de la poutre qu’ils ont
dans le leur. Le Front national, qui a
toujours chercher à défendre la patrie, n’a certainement aucune leçon de morale
à recevoir de ceux qui ont fait - et continuent de faire impunément, là est le
scandale absolu - l’apologie d’une idéologie totalitaire aux 100 millions
de morts, ou bien encenser tel ou tel figure historique détestable censé
l’incarner :
http://imageshack.us/photo/my-images/29/14219526.jpg/
Quand de surcroit, et je
comprend bien le sens de vos digressions, pour ne pas dire de vos manoeuvres
dilatoires, l’on est comptable de la politique qui est menée dans ce pays
depuis plus de trente ans, et avec les résultats que l’on sait !
Car vous ne pensez tout de
même pas mettre au passif du camp national et souverainiste la responsabilité
politique de la situation désastreuse actuelle ? Il n’a jamais
gouverné ! A contrario de vos amitiés et proximités béates. Trêve
d’imposture, l’heure des comptes a définitivement sonné.