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Morpheus Morpheus 17 décembre 2012 16:03

Attention à cette interprétation, Alinea, qui fait tout-à-fiat le jeu du PN. Pour le PN, en effet, il est avantageux de faire passer (et de faire croire) que sa victime est masochiste, que c’est « quelque part » elle qui le cherche, et que finalement, c’est lui qui « subit » les troubles de la personnalité de la victime. Il retourne ainsi les rôle : lui victime, l’autre bourreau. Or, comme la victime est sous emprise, c’est-à-dire qu’elle n’est pas en mesure de rompre le lien de dépendance avec le PN, et qu’en plus elle n’est pas reconnue comme victime par l’entourage, elle s’enferme encore un peu plus, elle se trouve encore plus isolée, et se persuade encore plus que c’est bien elle qui a un trouble de la personnalité, une maladie mentale. Ainsi, le PN gagne à tous les coups. Et il obtient une double jouissance (dont l’auteur de l’article à parlé dans la première partie).

Non, Alinea, dans une relation entre un PN et sa victime, la victime n’est pas masochiste, elle ne recherche pas la souffrance qu’elle endure. Elle recherche seulement dans son bourreau ce qu’elle croit qu’il possède, une part d’humanité, parce qu’elle a cru qu’il la possédait lors de la phase de séduction. La victime ne peut s’imaginer ni se figurer ce qu’est la perversion, parce que c’est totalement étranger (opposé) à ce qu’elle est. La seule chose vérifiable, c’est que le PN est attiré par les personnes qui sont son opposé, qui possèdent ces qualités de vie qu’il n’a pas (jovialité, bonté, sympathie, convivialité, etc.) et qu’il ne peut pas avoir.

Cordialement,
Morpheus


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