Article qui décrit bien certains syptômes de l’hyperindividualisme grandissant, effet
du développement du marché envahissant tous les secteurs de la vie,le conditionnement publicitaire aidant.L’analyse des causes de la dissolution des liens sociaux, surtout depuis les années 70, reste à faire.
Mais l’illusion est de croire que ce développement est salvateur et l’article semble confondre l’éthique et la politique,qui ne sont pas sans liens, mais qui doivent être distingués comme deux ordres distincts. Un retour à Rousseau serait nécessaire . Ne pas oublier que le stoïcisme s’est développé sur le terreau d’une société romaine en crise , entrainant des valeurs de repli sur soi.
Si j’ai bien lu l’auteur, son mot d’ordre serait : le salut social viendrait exclusivement de la culture de soi. Ce me semble une réponse,liée à la crise actuelle du politique , qui ne peut mener qu’à plus de délitement social, d’individualisme exclusif,de perte totale de solidarité, pourtant condition de vraie autonomie.
Restaurer la politique me semble l’urgence contre la dictature d’un marché omnienvahissant faussement libérateur...
Ai-je bien lu ?