Merci de ce résumé intéressant.
Combattre les islamistes ne suffit pas. Il faudrait combattre l’islamisme, mais ce n’est pas à nous, les croisés, à le faire. Le cœur du problème c’est l’islam, car si l’Eglise catholique, en perpétrant des horreurs comme les croisades et l’inquisition, le faisait en flagrant contradiction de ses textes, l’islam, en faisant de même, ne fait qu’appliquer les siennes.
Michel Onfray :
« Monothéismes, I, 3 La kyrielle des interdits. […] Les Évangiles n’interdisent ni le vin ni le porc, ni aucuns aliments, pas plus qu’ils n’obligent à porter des vêtements particuliers. L’appartenance à la communauté chrétienne suppose l’adhésion au message évangélique, pas aux détails de prescription maniaque. […] Juifs et musulmans obligent à penser Dieu dans chaque seconde de la vie quotidienne.
IV, i, 8 Inventaire des contradictions. Allah ne cesse d’apparaître dans le Coran comme un guerrier sans pitié.
IV, iii, 1 Le goût musulman du sang. En bonne synthèse des deux monothéismes qui le précèdent, qu’il acclimate au désert arabe régi par le tribal et le féodal, l’islam reprend à son compte le pire des dits juifs et chrétiens : la communauté élue, le sentiment de supériorité, le local transformé en global, le particulier élargi à l’universel […] l’islam refuse par essence l’égalité métaphysique, ontologique, religieuse, donc politique. Le Coran l’enseigne : au sommet les musulmans […] Enfin, après le musulman, le chrétien et le juif, arrive en quatrième position, toutes catégories confondues dans la réprobation générale, le groupe des incroyants, infidèles, mécréants, polythéistes, et, bien sûr, athées … […]
IV, iii, 8 Thématiques fascistes. […] Tout ce qui définit habituellement le fascisme se retrouve dans la proposition théorique et la pratique du gouvernement islamique : la masse dirigée par un chef charismatique, inspiré ; le mythe, l’irrationnel, la mystique promus au rang de moteur de l’Histoire ; la loi et le droit créés par la parole du chef ; l’aspiration à abolir un vieux monde pour en créer un nouveau - nouvel homme, nouvelles valeurs […] »
Traité d’athéologie - Physique de la métaphysique, Paris : Grasset, 2005.