@ hommelibre
Votre angélisme me fait sourire. Il y avait bel et bien un mouvement anti-catholique au XVIIIème. Mais il y avait une censure royale et ecclésiastique sévères, et Diderot devait s’exprimer avec la plus grande prudence, lui qui avait été incarcéré à Vincennes pour sa « lettre sur les aveugles », aux visées sensualistes et suggérant que la morale pouvait être autre que d’origine divine. Pensez aussi à la condamnation du Chevalier de la Barre, au slogan de Voltaire « écraser l’infâme », à l’ouvrage du curé Meslier, au dictionnaire critique de Pierre Bayle, etc.
La spolaition des biens de l’Eglise ? Mais Louis XV lui-même se plaignait de la puissance économique de l’Eglise, véritable Etat dans l’Etat. La spoliation avait commencé (faiblement) sous la monarchie. L’état désastreux des finances publiques durant le XVIIIème a mené les assemblées de la Révolution à décréter la saisie des biens de l’Eglise pour éponger les dettes héritées de l’Ancien Régime et faire face aux dépenses causée par la Coalition, etc.
Relisez votre histoire, les gars !
Quant au pauvre Diderot, on va le mettre à toutes les sauces, j’en frémis d’avance.