Mettons les choses au point : pas mal de gens, j’en fais partie, ont voté Hollande au premier tour pour lui éviter de se retrouver deuxième, ce qui aurait quasiment assuré la victoire de Sarkozy. C’est là que se trouvent les électeurs perdus de Mélanchon, et non dans quelque association pour le bannissement des « gros mots » en politique. Aujourd’hui, je regrette ma démarche, parce que ce président et son gouvernement sont chaque jour une honte pour la Gauche et pour la France. (Ce que Mélanchon a dit, et que Solférino refuse d’entendre, préférant fantasmer sur l’antisémitisme d’un ancien camarade.) Aujourd’hui, les gens comme Pelletier nous sortent le vieux refrain de « ne pas diviser la Gauche ». Quelle Gauche ? Demain, ils nous diront qu’il ne faut surtout pas la faire perdre. Enfin, réveillez-vous, même un orang-outan, en 2017, battra le candidat socialiste, si par malheur il devait arriver au second tour. Et ce n’est pas la faute de Mélanchon, mais de cette bande de néo-libéraux européistes hébétés qui sont incapables de proposer au pays d’autres solutions que celles de Mme Merkel. En d’autres termes, vous avez déjà perdu, les gars, et il vous reste quatre ans pour tomber encore plus bas. Alors ne venez pas nous accuser quand vous aurez pris une bonne rouste.
Pour en revenir à l’auteur effarouché par les excès de langage de Mélanchon, j’ai une petite confidence amicale à lui faire. Avec trente ans de moins, mon post se serait résumé à un « Pelletier, tu nous casses les couilles avec tes conneries à répétition. » Eh bien, même blanchi sous le harnais, je ne suis pas certain que sa prose dégoulinante de courtoisie mérite mieux...