Bravo à toutes ces associations familiales et de solidarité ...
De très nombreuses personnes habitant en France depuis quelques années
et même depuis beaucoup plus ne parlent pas la langue française... Elles
ne parlent que leur langue d’origine et ne connaissent parfois que
quelques rudiments de la langue de Voltaire, ce qui leur pose de gros
problèmes :
Chalot, ceci est un témoignage personnel. J’ai voyagé plusieurs mois au Maroc dans les années 77-78. Je sais qu’un des critères concernant les travailleurs qui étaient recrutés dans le Sud pour venir travailler en France était qu’ils ne connaissent pas la langue française, ou vraiment si peu ... ceux qui parlaient français n’avaient aucune chance d’être recrutés. Peur qu’ils se syndiquent ...peut-être (?) craintes échanges culturels (?) ... main d’oeuvre docile qui ne revendiquerait pas d’actualisation de leurs salaires (?) ...
Oui, j’affirme, il y avait des recruteurs de main d’oeuvre qui venaient régulièrement de pays européens au Maroc. Je ne pense pas que cette immigration organisée était une décision politique officielle, ni qu’elle était « clandestine » , elle devait être tacitement acceptée officieusement.
J’ai un ami personnel de très longue date, marocain d’Agadir, son français était très « p’tit nègre » quand je l’ai connu il y a 30 ans environ - ce qui n’est en rien un obstacle à l’amitié -. Il a commencé par travailler dans les mines de charbon avec d’autres marocains pendant 5 ans avant que son puits de mine ne ferme, puis il a été embauché dans une usine ... L’école, il ne l’avait pas connue ou si peu, il était analphabète - ce qui ne veut pas dire qu’on puisse être dénué de « bon sens », d’intelligence - même sa date de naissance a été décrétée administrativement ...
Concernant les femmes, puisque les lois ont permis un regroupement familial, pour des raison culturelles, proches de celles que connaissait la France il n’y a pas si longtemps, elles étaient majoritairement femmes au foyer, et même du temps de la colonisation en Algérie, ou du protectorat au Maroc, elles étaient très peu en contact avec le français et la langue française ...
L’histoire explique beaucoup de choses ... je crois qu’il est important de replacer ce « déficit » de faculté de communiquer (en français, et/ ou par écrit) dans le contexte culturel originel de chacun.