Bonsoir Fergus,
Bon, nous avons assez de points communs, je crois (et de respect réciproque) pour ne pas discuter pendant mille ans sur « salopard » ou pas « salopard ». Quoi qu’il en soit, ça ne changera pas la face du monde. En revanche, j’ai vu ce soir sur BFM un débat qui correspond tout à fait à la description de mon dernier post. Un invité qui est pour, un qui n’est pas contre, un troisième qui soutient les deux précédents et Nicolas Doze en Monsieur Loyal. Un des « experts », je ne sais plus lequel, a décidé qu’il fallait ajouter la dette privée à la dette publique. Nous voilà donc endettés à 270% ! Sans s’arrêter sur l’absurdité de ce ratio PIB/Dette (comparé les revenus annuels d’un emprunteur à sa dette globale n’a aucun sens, sauf quand son banquier veut l’enfoncer), ce brave homme le multiplie par trois histoire qu’on ne vienne plus lui casser les pieds avec les grossières erreurs de calcul des papes du libéralisme. Lui emboîtant le pas, un de ses copains se lance dans un grand discours bourré de « systémiques » et de « déficits conjonturels ». Soulagement très bien imité du journaliste, qui fait mine d’avoir cru une seconde durant que son monde s’écroulait.
J’ai changé de chaîne... Tant que ces clowns-là seront en piste, j’ai bien peur que nous soyons condamnés à crier dans le désert.
Cordialement