@Jaja,
Pour sortir du capitalisme, il faut D’ABORD sortir de l’union européenne, de l’euro et de l’otan.
L’union européenne a été créée, et est dirigée pour satisfaire des intérêts capitalistes, vous ne pourrez jamais en faire une organisation socialiste, ou même qui permette qu’un de ses membres conduise une politique socialiste.
Dans les autres pays prisonniers du merdier ue, des organisations de gauche demandent aussi la sortie de l’union européenne :
http://www.initiative-communiste.fr/articles/international/succes-eclatant-de-la-premiere-conference-internationale-du-prcf/
Il ne faut pas tomber dans le réflexe pavlovien qui consiste à dire qu’une idée est mauvaise dès lors qu’elle est défendue par un type qui ne s’affiche pas à gauche.
Au contraire, les organisations de gauche qui fourvoient le peuple et lui mentent sont celles qui veulent rester dans l’union européenne en prétendant pouvoir la changer en quelque chose de socialiste. C’est une pure imposture.
Il est vain d’espérer pouvoir mener une politique socialiste dans
l’union européenne, les intérêts incompatibles des pays membres couplés à
l’instinct de survie d’instances communautaires noyautées par la
finance internationale rendent impossible la poursuite d’une politique
sociale et progressiste dans cette organisation vérolée depuis le début.
Vous trouvez que le CNR est une alliance « contre-nature », en attendant cela prouve que les gens ont su dépasser leurs divisions pour défendre un enjeu plus grand, et qui était juste, qui était un combat contre l’oppression. De cette alliance de gaullistes de droite et de communistes de gauche est né le compromis qui nous sert de modèle social depuis la Libération. Il n’est peut-être pas parfait, mais il pas si mal non plus : il comporte des avancées capitales comme le droit à la santé, à la sécurité sociale ou le droit à un minimum vital en cas de besoin. Et il est né d’une alliance, certes hétéroclite, formée pour combattre un danger plus important que les divergences.
Aujourd’hui le même problème se pose avec l’union européenne, mais évidemment, cela se fait de façon moins brutale, mais plus diffuse, pernicieuse. Lors de la dernière conférence de presse, c’est à une véritable capitulation qu’Hollande s’est livré : politiques d’austérité, acceptation de la « gouvernance » (autrement renoncement à la souveraineté du peuple, soumission devant la commission européenne). Alors c’est sûr, on ne verra pas passer de Panzers... Mais la misère on commence déjà à la sentir passer.
Le compromis qui a donné naissance à notre modèle social en 1945 a pu être fait au niveau national. Par contre, ce genre de compromis est absolument infaisable au niveau international, en particulier au niveau de l’europe. Il ne peut se faire qu’au sein d’un groupe humain dont la cohésion est assez forte, le sentiment d’appartenance commun assez fort pour pouvoir imposer une véritable solidarité. Seules les nations répondent à ce critère de façon objective et généraliste (après il y a les diverses solidarités tissées à titre privé).
L’alliance internationale à fonder est une alliance pour abattre l’union européenne et en libérer les peuples, c’est apparemment ce qu’a commencé à faire le PRCF avec sa réunion internationale. Une fois débarrassés de l’ue, il sera possible de construire de nouvelles coopérations sur des bases plus saines, et qui n’ont aucune raison de se limiter à l’europe (ou de chercher à l’englober).
Et au niveau national, le CNR 2013 est hétéroclite, comme celui de 1944, il regroupe des gens qui sont d’opinions diverses mais restent attachés à la démocratie et rejettent l’union européenne.
Ce qui serait contre-nature pour le PRCF, le M’PEP, ou toute autre mouvement de gauche, ce n’est pas de partager avec l’UPR ses objectifs de sortie de l’ue, de l’euro et de l’otan, ce qui serait contre-nature serait plutôt de vouloir rester dans ce qui est vraiment l’outil de domination au service du capitalisme : l’union européenne.